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Bourges-Bazar

Bourges-Bazar

Des mots, des photos, des infos ... par Alain Fourgeot


À travers les mots, la réalité lisible (29) ...

Publié par Alain Fourgeot sur 25 Avril 2016, 08:01am

Catégories : #A travers les mots

À travers les mots, la réalité lisible (29) ...

C'EST DANS L'ACTU ! C’est une rubrique qui revient régulièrement ici. Une sorte de grand bazar d’échos, d’infos, de mots lus, de choses vues… Comme un trait d'union. Certains m'ont suggéré de changer le mot "lisible" par le mot "risible"... Et c'est vrai que, parfois, c'est tentant... #29 avec des histoires printanières et culturelles. Mais pas que, et tout ça en vrac...

- C'est Dechico ! Les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître, non, mais c'est bien Jean-Christophe Dechico qui était le directeur de la Maison de la Culture au lancement du Printemps de Bourges, en 1977. Il l'est resté jusqu'en 1981, avant de voyager à travers le monde. Il est revenu à Bourges pendant le dernier festival, déjeuner à La Courcillière, dans les marais chers au cœur de Daniel Colling. Le déjeuner de la première équipe dirigeante moins un - cherchez ! Interrogé par la presse locale, à propos du dossier de la Macu, JCD dit « avoir eu un choc » devant les ruines de son ancien vaisseau. Son bureau était là où aujourd'hui il n'y a plus rien. Un commentaire ? Oui, sobre mais assassin : « Que celui qui doit porter le chapeau de cette affaire le porte. » Mais il est où, mais il est où ?

- C'est Lang ! En 1981, le ministre de la Culture était ... Jack Lang-quel-bel-homme, mais c'est bien sûr. Il fut et demeure un très fidèle soutien du Printemps de Bourges qu'il connaît bien. La raison pour laquelle on lui a demandé deux préfaces pour les deux livres sortis à l'occasion de la quarantième édition. Celui du Berry républicain, baptisé 40 Printemps de Bourges et celui du festival intitulé sobrement Printemps de Bourges, 40 éditions ( illustré de photos signées du patron, Daniel Colling). Eh bien le Jack et son service de communication ne se sont pas foulés, voilà. Le même texte pour les deux bouquins ! Et il commence par la même bêtise : « Le Printemps de Bourges a quarante ans ! ». Ben non, c'est l'an prochain qu'il les fêtera ! Et se termine par une erreur historique : ce n'est pas à l'aube des années 1980 que le PdB a connu des problèmes financiers mais dix ans plus tard...

- C'est économique ! Au nom des « économies indispensables à sa survie »... la ville a fait dans le chiche pendant le festival. Pas de pot aux partenaires, pas de stand, pas d'affiche géante sur la mairie. Dans son édition de dimanche, la presse locale a ajouté que nos édiles réfléchissaient à réduire la voilure de l'aide technique l'an prochain. Le PM-etc a fortement démenti dès le lendemain confirmant le million d'euros d'aide globale. « Il n'est pas question de revoir à la baisse cette aide » a dit le PM qui a assuré au directeur le soutien de la ville pour les éditions à venir. « Tout en réfléchissant avec lui à de nouvelles modalités d'organisation... ». En langage clair cela ne veut-il pas dire qu'il y aura bien des changements...

- C'est Saint-Bonnet ! C'est un bar en face de l'église du même nom, au coin de la halle du même nom... Le Saint-Bonnet est en vente, qui n'en veut ? Fermé depuis plus de cinq mois, il attend un repreneur. Mais les conditions dictées par la ville, propriétaire des murs, incitent probablement les candidats à la prudence... Le cahier des charges impose en effet que la concession soit de neuf ans et que, en plus des charges (eau et électricité), le futur locataire verse 867,30 euros de loyer mensuel ... Et qu'il doit être ouvert toute l'année, même l'été, et tous les jours de la semaine sauf congés acceptés par la ville. Ben oui, qui n'en veut ?

- C'est cher ! Pour s'en sortir, le nouveau proprio du Saint-Bonnet pourrait peut-être pratiquer les prix de certains de ses collègues pendant le Printemps de Bourges... Dans un pub, un soir de concert : 5 euros la bière blanche, bon. Et 5,50 le verre de vin censé être du Centre-Loire. Sortez votre calculette : 5,50 X 6 verres de 12 centilitres (officiellement, mais les verres ne sont pas centialisés! ) font 38 euros la bouteille ! Coefficient 5/6 voire 7... Un dernier pour la route ? Le "4 centilitres" d'un whiskey du Tennessee à 7,50 euros. Calculette ? 70 centilitres divisés par 4 font environ 17/18 verres. Multiplié par 7,50 euros on arrive à 128 euros la bouteille ! Heureusement, on peut avoir un verre de château-la-pompe gratuit ...

- C'est free ! Peut-être l'avez-vous remarqué, on a beaucoup parlé anglais pendant le Printemps de Bourges qui se définissait jadis comme le festival de la chanson française. Les temps ont bien changé, l'anglais est partout, dans les textes des chanteurs français comme dans de nombreux intitulés. Il y avait déjà la rock'n'beat, il y a eu cette année le Happy Friday, on mange des kings', des burgers et on boit du caca-cola... Je vous suggère de lire ce papier paru dans l'Express : le Printemps parle english. See you next year !

- C'est policier ! Ancien journaliste à la Nouvelle république et fou de vin, Pierre Belsœur est aussi l'auteur de polars. Un an après son Suzanne sans crier gare, l’ancien journaliste envoie son flic de héros sur deux autres meurtres dans une ville qu’il a connue durant dix-sept ans : Bourges. Où l'arrivée de l'inspecteur François Athibard numéro 2 du commissariat, coïncide avec la découverte d'un crime troublant au cœur de la ville historique, puis d'un second cadavre dans une cabane de jardin au fin fond des marais - que l'auteur connaît bien pour y avoir possédé jadis une parcelle. Va s'en suivre une histoire qui conduira les lecteurs entre l'Indre, le Cher et Amsterdam, sur les traces du peuple mhong. Ça s'appelle Avaricum Coke ! C'est aux éditions La Bouinotte.

- C'est planant ! Il y a eu cette histoire de l'avion mystère qui a arraché une ligne à haute-tension déclenchant par la même une alerte générale dans le ciel français. Comme vous le savez probablement, il a été retrouvé quelques heures plus tard dans un autre département. Sur le site de la télé régionale on a pu lire cette bouleversante information : « Bourges : l'avion de tourisme retrouvé sein et sauf ». Le sein a été rectifié quelques heures plus tard ... Quant au pilote, ben oui, lui, il était bien sain et sauf !

- C'est interdit ! Le panneau indiquant le bon sens de circulation de la rue Diderot, à la sortie du parking de la crèche et des HLM du même immeuble, a disparu... Il était simplement posé sur le trottoir, les services de la ville ayant probablement décidé de faire l'économie d'un panneau fixe... A moins qu'il ne s'agisse d'un oubli. Toujours est-il que si les habitués savent que la rue Diderot ne se descend plus à cet endroit, les visiteurs occasionnels, eux s'interrogent. Et que certains s'enquillent allègrement le sens interdit. Faudra-t-il attendre un accident ?

- C'est l'encyclopédiste ! « Cette quarantième édition du Printemps de Bourges est un bon cru cette année 2016 ! » Lu sur le site de l'encyclopédiste, quand même... Ça m'énerve ! Un cru n'est pas un millésime, le premier touche au terroir et le second à l'année. Pour le reste je ne sais pas si c'est lui qui écrit les textes, mais c'est coltiné ! Pire que Facebook ! Passe encore que sa Madame Michu ait vu « Brahim Maklouf », c'est la loi du genre, mais pour le reste, éloignez vos enfants ou abonnez-les à Bescherelle ta mère... Le PM-etc n'est pas Madame Michu, ça se saurait, mais il a confié, lui, pendant la conférence bilan du festival, avoir bien aimé le concert de « Maarouf » et avoir « vu de bons orchestres »... Bon, allez, elle est pas belle la vie ?

C'est tout pour aujourd'hui...

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