Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bourges-Bazar

Bourges-Bazar

Des mots, des photos, des infos ... par Alain Fourgeot


Vous savez ce qu'elle vous dit l'allochtone !

Publié par Alain Fourgeot sur 19 Février 2013, 10:59am

Catégories : #marais de bourges, #Chats

Vous savez ce qu'elle vous dit l'allochtone !

Il faut en rire ! Je viens de lire à Muguette (née un 1er mai), la chatte blanche et noire qui vit sur son (mon) île, une note signée par un monsieur Pavisse qu’on m’a fait passer il y a quelques jours. Et elle est morte de rire, ma Muguette, qu’elle s’en frappe les pattes sur son gros bide… Ainsi donc, si l’on en croit le monsieur chiroptère du muséum d’histoire naturel, ci-devant membre de la Société pour l’étude et la protection des mammifères, dont nous sommes, le chat est un danger pour la diversité de la petite faune des marais de Bourges… Il serait responsable, entre autres, de la disparition des serpents, notamment de la couleuvre d’Esculape (jusqu’à deux mètres de long) ou de la coronelle lissse (moins d'un mètre). Je n’ai personnellement jamais vu d’Esculade dans mon jardin, seulement quelques couleuvres à collier… mais je sais, d'expérience, qu'elles font à chaque fois grimper au cerisier ma Muguette ! La trouille, qu’elle a ! Muguette craint donc le serpent. Elle préfère s’amuser avec des souris et des petites rats noirs, ceux qui viennent bouffer dans sa gamelle, et qu’elle surveille d’un œil du haut de son fauteuil sur lequel elle ronronne la moitié de son temps. Elle m’a avoué avoir quelques fois succombé à la grenouille et au passereau, et avoir réussi à choper quelques taupes, celles qui défoncent régulièrement mes semis de radis…

Mais ce que Muguette a le moins supporté c’est d’être traitée d’alloctone, elle qui est née dans cette île et dont la famille est ici présente depuis plusieurs générations… Stérilisée, vaccinée, fidèle à sa maison, elle regarde de loin ces chats vagabonds qui n’appartiennent à personne et parfois s’aventurent de l’autre côté de la rivière ou des coulants pour venir squatter, après une séance de natation, son territoire… Elle m’a avoué qu’elle aimerait avoir des amis plus civilisés qui ne transforment pas son terrain de chasse en bordel. Au petit matin, il y a parfois des oreilles écorchées, des griffures qui peinent à guérir, mais elle compte sur moi pour la soigner. Et puis, elle n’aime pas beaucoup non plus la grosse poilue, toujours enceinte, qui vit sur l’île voisine et fait ses petits un peu n’importe où. Je suis d’accord avec elle, son maître devait l’emmener chez le docteur…

Voilà ce qu’elle voulait dire, la Muguette, à ce monsieur qu’elle ne connaît pas… Mais s’il veut un jour lui rendre visite, qu’il ne vienne pas les mains vides, j’adore le thon au naturel, qu’elle a précisé…

Avant de refuser d’être prise en photo. Son droit à l’image j’imagine…

PS. La photo, alors ? On ne lui a rien demandé à ce très beau chat libre, vivant sur une parcelle des marais du haut. (photo de Rémy Beurion, merci).

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Toujours eu des chats. Secteur campagne Anjou vers Beaupréau. Points communs : sortent de préf. la nuit, chassent en priorité les souris ; les musaraignes sont tuées mais peu mangées. Certains ont une préférence pour la plume (moineaux, mésanges), mais d'autres pas. Les pesticides ont vu le bout des grosses mésanges noires, mais pas des nonettes; ainsi que des chardonnerets qui font leur retour après 30 ans d'absence. Quelques queues de lézards. Certains s'intéressent aux taupes de passage dans le jardin. Un seul nous rapportait des petits lapins. Un seul qui ne chassait rien, a rapporté, une fois, une couleuvre vivante. Tous rapportaient leurs gibiers dans la maison. Rien à voir avec le comportement de mon chat actuel, à Paris ; les palombes peuvent se poser sur la terrasse à 1m50 de lui, pas intéressé. Voilà voilà, si ça peut intéresser M. Pavisse pour son étude.
Répondre
A
Merci pour ce commentaire.
P
Bonjour,

Je reconnais dans votre article les propos d’une minorité (heureusement) de propriétaires d’animaux domestiques entre déni de l’impact écologique de l’animal, approximations naturalistes et vacuité scientifique.


M. Fourgeot, sachez pour commencer que :


- La couleuvre d’Esculape est bien présente dans les marais de Bourges, photographies à l’appui. Peut-être plus pour longtemps, certes, mais votre incapacité à la détecter ou l’identifier ne la fera pas passer pour absente. Idem pour la coronelle.

- Les chats domestiques s’attaquent préférentiellement aux juvéniles – Imaginez vous que les couleuvres font 2 mètres au sortir de l’œuf ?

- Pour l’intégralité des reptiles de plus petite taille (orvets, lézards) la prédation s’exerce quelle que soit la classe d’âge.

- J’ai axé cette petite note sur les reptiles (menacés et intégralement protégés) mais les amphibiens, passereaux, musaraignes, sont à la même enseigne.

- Votre chat – quelle que soit l’affection que vous lui portez – est aussi allochtone que les ragondins jugés si sévèrement par beaucoup. L’environnement n’est pas adapté à des prédateurs exogènes nombreux et favorisés par l’homme.

- Cela fait une trentaine d’années que l’on sait que le chat, même nourri au thon et stérilisé, ne se départit pas de son instinct de prédateur.



En outre, sachez je n’exerce pas ce regard critique dans le cadre de mes fonctions à la SFEPM mais à tire personnel, fort néanmoins d’une certaine expérience mammalogiste et de bon nombre de références scientifiques que je tiens pour vous disponibles.



Pour finir, vous usez des vieilles ficelles de la personnification des animaux et du débat, et je ne m’abaisserai pas à évoquer « Jojo l’orvet, gentil petit reptile protégé, à qui j’ai lu votre article, et qui a pleuré une fois de plus la mémoire des siens », mais mon propos ne concerne pas votre chat en particulier mais une somme de comportements irresponsables, tant face à la faune sauvage qu’au bien être animal, entre divagation des animaux domestiques, absence de stérilisation et de soin, qui ne font qu’accroître le problème, j’en conviens parfaitement. Je regrette qu'une fois de plus, les propriétaires relativement responsables soient les premiers à réagir, bien que n'étant pas les plus concernés.

R. Pavisse

PS : je n'appartiens pas au MHN de Bourges
Répondre
U
Des merles picorant autour de boules de graisse et de graines, dans des endroits imprenables: Très surprenant!!!
Le merle ne mange pas de graisse , n'est pas granivore et se nourrit uniquement à terre.
Consultez les sites de la LPO pour plus de détails
Amicalement
A
Merci, cher Monsieur Pavisse, pour ces précisions scientifiques, votre ton un brin condescendant et pour votre sens de ... humour !
P
Monsieur,vous prenez la mouche parce qu' un scientifique, affirme que les chats sont à l'origine de la raréfaction ou de la disparition de nombreux animaux autochtones, dans les marais. Mais quelles son vos références scientifiques pour contester cette thèse? Non seulement ils'attaque aux reptiles (pas quand ils sont adultes) à la naissance,mais également aux batraciens,aux orthoptères,mais aussi et hélas à tous les passereaux: bergeronnette, bouvreuil ,pinson, chardonneret, rouge-gorge, troglodyte, MARTIN PÊCHEUR, sittelle, moineau, merle etc etc...
Le chat est un prédateur qui même nourri au thon en conserve tue, sans faim, par instinct.
Sa place n'est ni dans les marais, ni dans la nature.
Répondre
A
Certes, cher ...Pavin (comme le lac ?), le chat est un prédateur et je ne suis pas scientifique... Je pense tout de même que les chats des marais ont moins tué de passereaux que les tonnes de produits chimiques déversés dans les jardins depuis des générations et par des pièges de toutes sortes... Ce matin, j'ai compté une vingtaine de mésanges, deux rouge-gorges et des dizaines de merles picorant autour des boules de graisse et de graines installées dans des endroits imprenables ...Et deux hérons dans leur ronde nuptiale... C'est bientôt le printemps, les mouches vont revenir !

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents