En avoir ou pas ! Pour ou contre une autre place Cujas ? C'est le titre du journal local (édition du mardi 15 octobre). L'auteur de l'article pense que la « réhabilitation du parking devrait être un sujet » des prochaines municipales. Bon, peut-être, entre autres dossiers, beaucoup plus chauds...
Pour la petite histoire, il faut rappeler que le projet est dans l'air depuis des lustres. Qu'il était aussi dans la corbeille de mariée que le futur ancien maire de Bourges avait proposée aux Berruyers au cours de sa première campagne, il y a presque vingt ans. Il fut une époque où on avait même promis un parking souterrain ! Et une liaison du même acabit avec le boulevard Clémenceau. Mais comme il eût fallu convoquer tous les archéologues de France pour effectuer les fouilles préventives et que le coût eût été considérable, le projet fut abandonné... Rires !
Donc, le sujet revient sur le tapis. Et c'est tant mieux. Car oui, nous sommes un certain nombre à penser que le centre-ville devrait être piéton, rue Moyenne incluse et que la place Cujas devrait être un lieu de vie et non pas un parking bitumé planté de quelques arbres... C'est en animant le cœur de Bourges, en le rendant attractif, en rouvrant les commerces vides, qu'on fera revenir les Berruyers au centre. Pas en construisant des centres commerciaux...
Et il faudra bien que les candidats à la mairie s'engagent un peu plus sur ce sujet. Au lieu de quoi, ils donnent des réponses lénifiantes à souhait. Pascal Blanc dit pourquoi pas mais « pas avant qu'Avaricum soit terminé ». Véronique Fenoll, qui avait relancé l'idée, veut une « très grande concertation ». Itou pour Irène Félix. Et Jean-Michel Guérineau lie le projet à « une nécessaire réflexion sur l'ensemble des déplacements sur Bourges » - ce qui paraît intelligent. Quant aux porte-voix de l'association Bourges avant tout, ils considèrent que « la piétonnisation est une culture qui n'est pas encore ancrée chez les habitants ». Ils en savent quoi ?
Conclusion : le débat peut encore durer des années. Alors qu'il serait si simple d'en avoir un peu, du courage. Que tous les candidats s'engagent sur le même projet, pour dire tous ensemble non aux lobbies de toutes sortes; qu'ils annoncent que oui, s'ils sont élus, le centre-ville sera rendu aux piétons et aux vélos; que oui, ils voteront des moyens financiers pour doter la ville de navettes électriques reliant le centre à tous les parkings périphériques sous-utilsés.
Seulement voilà, le jour où tous les politiques cesseront leurs petites querelles au profit de l'intérêt général n'est pas encore arrivé...