C'est pour demain ! L'expression est du président-maire, mais on ne dit pas qu'il se prend d'un coup pour le pape ! Évoquant la réunion qui doit avoir lieu ce mercredi 8 octobre, autour des représentants de l'État, pour évoquer le financement de la future Maison de la Culture du XXIème siècle (lire par ailleurs les nombreux épisodes précédents), il a utilisé l'image vaticane de la fumée blanche, pour dire que personne ne sortirait de la réunion avant qu'un accord soit trouvé... Et donc que le financement de la futur MCB soit bouclé ! Alors qu'on attend toujours l'ouverture des fouilles et la nomination officielle de l'architecte...
Une semaine avant le jour J, la Région et le Département, par le biais d'un communiqué à la presse locale, ont fait savoir que leur soutien financier au projet n'était pas remis en cause tout en émettant quelques conditions... Une déclaration éminemment politique signée par les deux président socialistes, Jean-Pierre Saulnier, pour le Cher, et François Bonneau, pour la Région. Après avoir regretté « vivement que d'autres solutions moins couteuses n’aient pas été étudiées, par exemple le projet alternatif de reconstruction sur site », les deux présidents jugent « inquiétante » l’évolution budgétaire du projet, qu’ils estiment « désormais à plus de 28 millions d'euros hors taxes, alors qu’il était initialement de 12 millions ». « Ce sont des sommes considérables que l’exigence du projet ne justifie pas à elle seule, ajoutent-ils, et notre inquiétude est vive quant aux possibilités de financement du projet dans cette nouvelle épure financière ». 28 millions ? Sans les aménagements urbains extérieurs ... 12 millions ? Il s'agit du budget du premier projet de réhabilitation de la Macu... dont on ne parle plus depuis bien longtemps.
Pendant ce temps-là, un collectif se disant « apolitique », regroupé, entre autres, autour d'Alain Meilland, ancien directeur des services culturels de la ville sous Serge Lepeltier, François Carré, ancien directeur technique de la MCB, Christian Gimonet, architecte, et de diverses personnalités « ayant en commun d'avoir une relation forte avec cette ville » ont demandé, il y a quelques jours, à rencontrer le président-maire, pour lui présenter un « projet alternatif moins onéreux et intégrant l'ancien bâtiment ». Dont la façade, soit dit en passant, est en constante surveillance, des fissures inquiétantes ayant vu le jour...
« Notre projet, expliquent les membres du collectif, montrent qu'il y a une autre faisabilité, créer ici, autour de l'ancienne Maison et de l'ex école de musique, un espace urbain capable de séduire les jeunes, et notamment les étudiants, tout en offrant à la ville de Bourges, un outil parfaitement adapté ». Coût estimé de cette ... alternative : 16 millions d'euros. Avec un budget qui pourrait être financé sur plusieurs exercices...
De deux choses l'une, explique encore le collectif. « Soit le budget du nouveau projet, qui pour autant nous paraît mal engagé et qui est, de notre point de vue une erreur urbanistique, économique et environnementale, soit ce budget est bouclé et vogue la galère, ils construiront la nouvelle Maison de la Culture... Soit ce n'est pas le cas et alors notre projet serait une alternative qui permettrait au maire de Bourges de sortir la tête haute de ce dossier et de laisser une trace dans l'histoire de la ville ». Rien que ça...
Alors, fumée blanche ou fumée noire ? Réponse ce mercredi 8 octobre. Peut-être..