C'est politique ! La droite rêvait de bouffer la rose ! En France et dans le Cher, c'est presque fait. Mais à Bourges, comme vous le savez, c'est raté. Dans une ville dirigée trois fois de suite par un ex-RPR, devenu UMP puis Radical/UD et, aujourd'hui, par un président-maire-etc-UDI-itou, le PS a sauvé les meubles. Il comptait trois élus sur cinq (trois PS, un PCF, un UMP) avant la réforme; il gagne trois cantons avec les binômes emmenés par Irène Félix, Yann Galut et Jean-Pierre Saulnier. Le PCF/FDG qui, ici comme ailleurs, a dangereusement fait cavalier seul au premier tour, perd son représentant, le vice-président Jean-Michel Guérineau. L'UMP place, sans surprise, un binôme gagnant dans le quatrième canton avec Jacques Fleury et Véronique Fenoll, considérés comme des parias par le président-maire-pas-candidat-aux-départementales...
On se dit d'ailleurs qu'il a eu du nez de rester dans son bureau de l'hôtel de ville, ses deux adjoints, Philippe Mercier et Nathalie Bonnefoy, envoyés en première ligne, ayant été dégagés dès le premier tour. Aurait-il faut mieux, le patron ? Rien n'est moins sûr. Et alors, aujourd'hui, un an après son élection à la mairie de Bourges, et après cette claque, il en est où, notre président-maire ? Au milieu, pour ne pas dire au centre, et tous les autres autour. Le voilà cerné. Par ses ennemis RPR, en tête Jacques Fleury et Véronique Fenoll. Laquelle pourrait, aimerait, devenir la nouvelle présidente du Conseil départemental. Si ce n'est elle, se sera probablement l'Albinien Michel Autissier, UMP lui-aussi, ancien adjoint du très UMP Yves Fromion, dont la suppléante est Véronique... Fenoll ! Ça promet ! Ouh-ouh-ouh-ouh !