C'EST DANS L'ACTU ! C’est une rubrique qui revient régulièrement ici. Une sorte de grand bazar d’échos, d’infos, de mots lus, de choses vues… Comme un trait d'union. Certains m'ont suggéré de changer le mot "lisible" par le mot "risible"... Et c'est vrai que, parfois, c'est tentant...
- C'est à l'eau ! Retour sur nos jolies fontaines sans eau... Celle de Bourdaloue, restaurée à grands frais, ne fonctionne toujours pas, elle fuit, on ne la répare plus, il y aurait plus urgent, rengaine ... Un des anciens conseillers de l'ex, propriétaire d'un grand magasin de la rue principale, a vivement réagi dans un courrier des lecteurs du quotidien local pour rappeler que ce remarquable ensemble avait été restauré,notamment, grâce au mécénat. Quelques Berruyers, dont lui, ont mis la main à la poche. Moralité, on ne le reprendra plus... Une grande banque, chère aux paysans, qui a le bon sens où vous savez, a également participé au financement des travaux de la fontaine. Et là encore, chat échaudé craint l'eau froide ! Ne comptez pas sur eux pour la de-plus-en-plus-improbable MCB2, pour laquelle la ville a lancée un appel aux dons ...
- C'est pénalisant ! Tiens, il en a d'ailleurs recausé, le président-maire-etc, de la Maison de la Culture, face aux journalistes. Pour dire quoi ? Qu'il en fallait une à Bourges. Chouette ! Mais où ? « Je suis ouvert à toute proposition lumineuse qui permettrait de faire une MCB sur le site actuel en respectant le cahier des charges. Mais attention, il faudra y intégrer tous les coûts engendrés jusqu'à présent .» Une idée lumineuse ! Les propos sont pesés... mais ne rassurent pas. Tiens, au fait, il n'a pas reparlé des fameuses pénalités prétendument distribuées aux entreprises suite au retard du chantier. Quelles entreprises ? Tous celles qui ont été contactées nient avoir touché un seul euro de dédommagement. Le locataire de l'hôtel de ville a également parlé des arbres pendant les Rencontres à Bourges du centre-ville, précisant qu'il y avait un recours contre leur abattage, qu'ensuite il y aurait probablement des appels... Ce n'est donc pas demain la veille qu'on entendra les tronçonneuses à Séraucourt.
- C'est enfumé ! Toujours à propos de ces fameuses pénalités, le blog ki6col, soutien du Collectif Luttes Séraucourt, annonce « toute la vérité pour le mois d'octobre ». « Le seul marché signé actuellement est celui de l’abattage des arbres et encore ! La société ayant un contrat à l’année avec la municipalité, l’abattage doit en faire partie. De toute façon, comme c’est une opération d’une durée inférieure à trois mois, cela n’entraîne pas de clause d’actualisation de prix », peut-on lire. « Seul le marché avec l’architecte, s’il a été signé fin janvier (?) pourrait faire l’objet d’une réactualisation. Mais, à cause de la date imprévisible de fin des fouilles archéologiques, ni l’architecte ni le maire ne peuvent définir un calendrier. Et à plus forte raison estimer un quelconque surcoût. Et il faut attendre la signature des marchés (actions régies par le code des marchés publics). Ce n'est qu'à partir de la date de cette signature que le calcul des éventuelles réactualisations pourra commencer.» Enfumage, donc ?
- C'est en bitume ! Après le boulevard Gambetta, heureusement réaménagé, avec deux bandes cyclables bien identifiées et deux voies de circulation, le cours Anatole-France. La encore la ville a l'intention de modifier la circulation et de ne laisser, dans les deux sens, qu'une seule voie pour permettre l'aménagement de deux bandes cyclables. L'objectif est double, a expliqué le ministre (local) des travaux : sécuriser les sorties de voitures du parking et poursuivre le développement des déplacements à bicyclette. Autre projet, boulevard Foch. Là encore il est prévu de passer de quatre voies à deux et de sécuriser la traversée des piétons en décorant l'avenue du zébra central (que peu d'automobilistes respectent ailleurs, voir la rue Barbès) et en y installant des fausses "burens"... L'art contemporain est de retour ...
- C'est l'ex ! L'ex-maire-député-ministre-ambassadeur-etc... a répondu au question de la presse quotidienne locale à propos de la transition énergétique et de Cap 21, qui se tiendra à Paris en décembre. Comme ils l'avaient sous la main, les journalistes lui ont demandé de réagir sur les dossiers locaux. Il a dit quoi ? A propos de la Maison de la Culture : « Il faut poursuivre le projet actuel place Séraucourt et sur le site de l'ancienne MCB .» Bon, on sait ce qu'il en est. Robinson ? : « Il fallait la fermer ». Les musées payants ? « Faire payer l'entrée ne sert à rien (...) « Les entrées payantes ne rapportaient rien à la ville (...) Et c'est important la gratuité pour l'accès à la culture.» Le chaud et le froid ! Mais le dauphin écoute-t-il encore celui qui l'a fait ?
- C'est encyclopédiste ! Ben non, vous n'échapperez pas à la livraison mensuelle de l'encyclopédiste de bourges-info. Ma rubrique préférée ? Celle de Madame Michu qui permet à l'auteur de balancer grave sous couvert d'une conversation du Café du Commerce et de dire « ce que le Berry républicain, le Petit Berrichon, le Big Journal et les Nouvelles de Bourges n'osent vous dire ou ne peuvent pas vous dire. ». Alors elle doit quoi la Michu, ce mois-ci ? Ça, par exemple : « Moi, Germaine Michu, j'en ai entendu des vertes et des pas mûres, en particulier ce vieux monsieur qui m'a dit : "Si ça va pas, c'est de la faute de M. Lepeltier. (...) Bien sûr je ne connaissais pas M. Blanc, alors j'ai voté parce que M. Lepeltier le soutenait. Donc ce serait dans la continuité et, un an après, c'est l'inverse.» Protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge ...
- C'est en verre ! Une fois n'étant pas coutume, je vous recommande la magnifique exposition sur Les Schneider, maîtres-verriers de l'Art déco, qui se tient jusqu'au mois de janvier dans l'Hôtel Lallemant, enfin rouvert. Pendant que j'y suis, j'espère que vous avez eu le temps d'aller admirer les cinq Rodin exposés au premier étage de l'ancien hôtel de ville, le week-end dernier, pendant les Cosmopolitanes - 20.000 euros de subventions, quand même ! - censées nous embarquer à la découverte des cultures du monde alors qu'il s'agissait seulement de redécouvrir les associations locales. Bref... Les Rodin, comme nombre de trésors oubliés dans les réserves des musées berruyers, sont rarement exposés. A quand la création d'un centre d'art dans l'ancien Hôtel Dieu ? Ah oui, c'est vrai, les tiroirs sont vides...
-
- C'est en mour ! On termine par ce petit clin d'œil ! Chaussée de Chappe, des "artistes", probablement inspirés par un trop plein d'amour et d'humour, ont effacé avec de la peinture noire le Y de l'Yévrette. Voyez le résultat ! Bonne semaine...
C'est tout pour aujourd'hui.