C'EST ENFRICHÉ ! L'avenir des marais classés de l'Yèvre et de la Voiselle dépend essentiellement de leur entretien. Pour qu'ils ne retournent pas, à terme, à ce qu'ils étaient à l'origine, le travail des maraîchers et des propriétaires est donc vital. Or il se trouve que, depuis de années, de nombreuses parcelles ne sont plus entretenues, en friches, que des coulants sont mal ou pas du tout curés et que l'eau n'y circule plus...
En début d'année, les deux associations de maraîchers, Patrimoine Marais et l'Association des Marais de Bourges, ont effectué un recensement qui a permis d'identifier comme friches plus de 10% des parcelles. Sur la carte ci-dessous, les parcelles en vert sont considérées comme des friches arborées ; en marron, arbustives; et en jaune, herbacées. Toutes les autres sont censées être entretenues... Il y a quelque erreurs mais ce recensement est globalement exact.
Pour « identifier les causes de cet état, le cas échéant, pouvoir proposer des solutions adaptées » le service écologie et développement durable de la Ville a envoyé un questionnaire à tous les propriétaires de ces friches. Dans la note d'accompagnement, le service explique que « laisser une parcelle devenir une friche arborée peut présenter à terme des problèmes de sécurité, de salubrité publique et de dégradation de l'environnement comme l'effondrement des berges et le développement des plantes envahissantes ». Lesquelles s'imposent de plus en plus dans les coulants. Les propriétaires sont invités à répondre au questionnaire avant le 15 janvier 2018.
Que sortira-t-il de cette enquête ? On verra bien. Elle a le mérite d'exister... Une chose est sûre, les propriétaires restent seuls maîtres à bord de leur(s) parcelle(s) qu'elle(s) soi(en)t ou non en friches. Et il sera très difficile de "sauver" les parcelles arborées qui sont par ailleurs de jolies réserves pour la biodiversité. Encore faut-il qu'elles ne se multiplient pas...
PS. Pendant que nous sommes dans les marais, un mot sur les arbres couchés dans les rivières, du côté de la passerelle Nérault et dans la Voiselle. Ils servent aujourd'hui de barrages aux déchets en tout genre, ce qui ne donne franchement pas une bonne image aux touristes en balade... Par ailleurs, à l'approche des coups de vents hivernaux, les maraîchers riverains du chemin qui mène à la place des Frênes s'inquiètent de l'état des grands peupliers qui bordent l'Yèvre. Pas entretenus depuis des années par les services de la ville, ils ont pris des dimensions imposantes. Reste à espérer qu'ils ne se couchent pas à la prochaine tempête, arrachant au passage une grande partie de la digue ...