ÇA FERME ! Dans un peu plus d'un mois, les portes de La Petite Vitesse, le bar/resto emblématique de la rue de la Gare des marchandises, seront fermées. Définitivement. L'établissement, tenu depuis 2002 par Christian Le Du, existait depuis la fin des années 1940, bien avant la construction, de l'usine Michelin. Le restaurateur et l’agglomération, devenue propriétaire du terrain il y a deux ans, ont signé un accord : 80.000 euros d'indemnités pour quitter les lieux...
En 2016, Bourges Plus a déboursé 1,25 millions d'euros pour acheter l'immense propriété de la famille Villepelet - sur laquelle se trouve le restaurant - abandonnée depuis des lustres, et dont on peut apercevoir les grands arbres depuis la passerelle de la gare. Une réserve foncière qualifiée de « stratégique » par les élus communautaires, qui envisageaient d'y construire, une « gare multimodale avec du stationnement et pourquoi pas du commerce ». Un projet lié à l'avenir de la ligne à grande vitesse (LGV) qui semble pour autant bien compromise, la procédure étant pour l'heure gelée... D'autres idées lumineuses jailliront-elles des grands esprits qui gèrent Bourges-Plus ? L'avenir le dira... En attendant, les amateurs de cuisine familiale ont jusqu'au 29 juin pour passer la quatrième à la table de La Petite Vitesse...
Une autre institution a disparu depuis la fin de l'année dernière : Le Camélia, tenu depuis un quart de siècle par Martine Dubois, qui y organisait des soirées beaujolais nouveau d'anthologie. Elle n'a pas trouvé de client pour reprendre son troquet... Des logements sont actuellement en construction dans cette vieille maison du carrefour de la rue de Pignoux et de la rue de la Salle d'Armes, longtemps baptisé "carrefour du Boudin grillé", du nom de l'ancien bistrot/épicerie tenu dans les années 1950/1960 par la famille Vilain. Une époque où les commerces fleurissaient dans le quartier Pignoux/Dumones. Deux ou trois boucheries, deux boulangeries, plusieurs épiceries ... La vie, quoi ! Autant de commerces sacrifiés sur l'autel de la grande distribution, des nouveaux modes de consommation, de la bagnole et de la France moche. Depuis, presque tous les cafés du quartier, de la place Malus aux Dumones, du quartier Carnot à la route de Nevers, ont disparu. Vingt-sept ont fermé leurs portes en un quart de siècle... Triste époque, non ?