C'EST EN VENTE ! Quatre ans presque jour pour jour, c'était le 4 avril 2015, que la Maison de la Forestine a été ravagée par un incendie... Quatre ans d'échafaudages à 400.000 euros de location l'année, quatre ans de procédure... C'est long. Trop long. Et on ne voit toujours pas d'issue à court terme. Sinon qu'aux dernières nouvelles, c'est la gazette qui l'annonce, la bâtisse a été mise en vente le lundi 11 mars par son propriétaire, le Centre hospitalier Jacques-Cœur, qui l'avait reçu en legs dans les années 1930. Valeur estimée : 900.000 euros. Les candidats au rachat ont jusqu'au 31 mai pour déposer un dossier... Et la gazette d'ajouter : « Visites possibles du site, sur rendez-vous, les 26, 28 et 29 mars, remise des offres au plus tard le 31 mai à 12 heures. La réponse définitive doit intervenir le 28 juin 2019, et la signature de la promesse de vente le 12 juillet 2019. »
Il est par ailleurs précisé que le Centre hospitalier Jacques-Cœur « attachera de l’importance à la conservation en rez-de-chaussée d’une offre de restauration traditionnelle, type brasserie, et de la boutique de confiserie les Forestines. »
Dans une déclaration, le PM-etc n'a pas n’exclu de faire jouer le droit de la ville à la préemption. « Les fonctions du bâtiment doivent être conservées et notamment son esprit brasserie. Nous avons insisté auprès du centre hospitalier pour que le cahier des charges prenne en compte cette dimension, explique-t-il. Je veux avoir la possibilité de mettre un veto si les projets ne vont pas dans le sens du lieu de vie qu’était cet immeuble, auquel les Berruyers sont attachés. Au regard des offres, la ville se réserve ainsi la possibilité d’acquérir l’immeuble ». La ville aurait donc quelques ... sous à placer. C'est une bonne nouvelle...
Tout cela a fait notamment réagir la conseillère municipale socialiste, ancienne adversaire du PM-etc au poste de maire : « La maison de la Forestine en vente. Oui, il faut clairement que la ville affirme ses exigences sur le devenir du lieu. Si cela passe par la préemption, il faut le faire. A une condition : se donner les moyens d'agir ensuite rapidement donc accélérer le plan Cœur de ville. Sinon, c'est transférer de l'hôpital vers la ville les 400.000 euros annuels de coût des échafaudages. Je considère de longue date que la revitalisation du centre ville passe par la transformation de la place Cujas pour y dégager des espaces de vie. Après des années d'horizon bouché, il y a là une possible opportunité. Opportunité qui serait plus facile à saisir si les deux prochaines années n'étaient pas budgétairement totalement asphyxiées en matière d'investissement. »
Quoiqu'il arrive, la nouvelle municipalité qui sortira des urnes en 2020 héritera du dossier ... Et de l'état des finances !
- Là-haut, c'était il y a quatre ans . Avant ces échafaudages et ce triste spectacle qui risque de durer encore quelques années...
- Quelques liens pour en savoir plus ...

