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Bourges-Bazar

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Des mots, des photos, des infos ... par Alain Fourgeot


Higelin dans un nuage au dessus du Printemps...

Publié par Alain Fourgeot sur 19 Avril 2019, 07:20am

Catégories : #Printemps de Bourges

Higelin dans un nuage au dessus du Printemps...

C'EST MÉMORIEL ! Ils le voulaient un peu foutraque, à son image, cet hommage à leur père, les gamins Higelin ... Il semblait en fait parfaitement rôdé, bien répété, et peut-être manquait-il un peu de peps, de bulles de Champagne (pour tout le monde) qu'ils n'ont d'ailleurs pas chanté. Oui, bien sûr, ce Jacques, Joseph, Victor dort, les prénoms de notre Jacquot national, n'a pas manqué d'émotion, il y eut même quelques larmes, quelques reniflages, quelques kleenex humides, et peut-être autre chose... et ce dès le premier duo d'Izïa et d'Arthur, sur Je ne peux plus dire je t'aime, salué par un Palais d'Auron debout et archi comble. À Bourges, peut-être plus qu'ailleurs, Higelin était chez lui, depuis son tout premier Printemps en 1977, il y venait presque chaque année, avec ou sans spectacle, trainant dans les allées, se mêlant à la foule qui lui rendait tout l'amour qu'il savait donner. 

Émotion encore quand Jeanne Cherhal, seule au piano, a entonné pour la première fois en public, la chanson hommage que lui ont soufflé les funérailles de Jacques, l'an dernier, au Cirque d'Hiver.  Un adieu... inspiré. La glotte a encore vibré un peu plus fort avec Cet enfant que je t'ai fait, écrite pour Brigitte Fontaine, laquelle aurait eu toute sa place ici, interprétée par le duo Jeanne Added et Rodolphe Burger. Qui se planta un peu pendant Je suis amoureux d'une cigarette, sous le regard amusé du docteur Mahut, toujours aussi éblouissant aux percussions.

Et puis, il y a de grands moments de fête et de partage avec un public conquis d'avance. Tombé du ciel, Tête en l'air, Pars ... ont remis en mémoire les lumineux concerts de Jacques, quand tout un Stadium s'enflammait jusqu'au milieu de la nuit...

D'autres interventions ont marqué cette « bal(l)ade dans la tête de Jacques » comme Arthur avait qualifié cet hommage au début. Mathieu Amalric lisant les Lettres d'amour d'un soldat inconnu, une autre lecture de Kên, le second fils, qui a mis en scène cette soirée. Un Minimum ... magnifique et minimaliste avec Fred Poulet au chant et Sarah Murcia à la contrebasse.

En final, Izïa Higelin, qui illumina toute cette soirée de son sourire, de sa fragilité, de son bonheur d'être sur cette scène,  nous a laissé sur un Irradié éclairé comme ses yeux pleins « d'amour absolu » pour ce père qui la promenait jadis dans ses bras au milieu des allées du Printemps.

Voilà, on aurait aimé que, pour finir,  les gamins et leurs amis nous entraînent  de Paris(à)-New York, histoire de faire verser une larme à tous ceux qui, comme moi, ont été nourris d'Higelin depuis BBH 75. En vol, on aurait sûrement croisé un Jacquot ébouriffé dont le grand rire aurait réveillé tous les anges qui dormaient dans les nuages voisins du sien ...

- Les enfants de Jacques Higelin et leurs invités ont longuement été ovationnés par un public chaud comme la braise qui attendait un dernier morceau... Champagne ! ou Paris-New-York ? Qui n'est jamais venu ...

- Les enfants de Jacques Higelin et leurs invités ont longuement été ovationnés par un public chaud comme la braise qui attendait un dernier morceau... Champagne ! ou Paris-New-York ? Qui n'est jamais venu ...

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