C'EST MURAL ! « J'aime bien les friches industrielles, les terrains vagues, j'aime m'y balader, surtout à Paris, où je vis, mais également partout où je passe, je fais des photos, puis j'improvise autour d'elles avec une technique de traces directes. » Antonin Givern alias Katre, dix-septième invité d'Urb'annale explique ainsi son travail. « Le format de ce mur est bien, il est bien placé, ça motive, il m'a inspiré ce décor, autour d'une photo d'un ancien entrepôt de la RATP » poursuit le Parisien de quarante-deux ans, qui dit avoir commencé par du « graff vandale », avant de répondre, dès 2005, à des commandes plus... légales.
Voilà donc Le Mur de Bourges #17 en place pour deux mois. Et il est sacrément réussi, je trouve. S'intégrant parfaitement à cette historique façade, avec de magnifiques perspectives, une sorte de mise en abyme dans laquelle on a envie de s'engouffrer, corps et âme, pour voir quel chantier est entrepris au bout, sous des stries blanches qui ne sont pas sans rappeler les spots restés allumés quand l'artiste a quitté la scène avant de revenir sous les applaudissements... Y voir une parabole.
Samedi, lors de l'inauguration, Frédéric Charpagne, l'adjoint à la culture, a annoncé que la convention passée entre la ville et le collectif Urb'annale, venait d'être renouvelée pour trois ans... Ajoutant que, là où il sera, il soutiendra « toutes les initiatives liées à l'art urbain ». On imagine qu'il pensait aux municipales de 2020... et à l'avenir de l'ex-Maison.

