C'EST SIGNÉ ! Ce lundi matin, j'ai suivi ça en direct, pensez bien... La conférence de presse de Yann-le-grand-communicant sur le site de la Maison dite de La Forestine ! Visite close par ce cri du cœur : « C'est un moment historique, c'est un nouveau départ pour le centre-ville de Bourges.»
Car, comme vous le savez probablement, ça y est, c'est fait, enfin ! L'acte de vente a été signé vendredi soir entre l'hôpital Jacques-Cœur, qui en était propriétaire depuis 1932, suite à un legs, et la société parisienne SMBI. Montant de la transaction ? Aucun chiffre communiqué mais on se souvient que l'immeuble avait un temps été estimé dans les 900.000 euros. Et l'on sait, depuis la conférence de presse de ce matin, que la SMBI va investir cinq millions d'euros dans ce projet, achat de l'immeuble compris.
Presque six ans ! Il aura donc fallu tout ce temps, l'incendie s'était déclaré dans la journée du 4 avril 2015, pour en arriver là, avec l'espoir que cette verrue ne soit plus, bientôt, disons dans quinze mois, qu'un mauvais souvenir. Après bien des rebondissements, une promesse de vente qui remonte à septembre 2019 et un permis de construire validé en mars 2020, le premier tour des municipales étant passé.
Le projet de la SMBI, qui a reçu l'aval de l'architecte des Bâtiments de France, prévoit la création de vingt-et-un logements dans les étages, du T1 au T5 et, au rez-de-chaussée, le retour de commerces. Dont une brasserie/bar en lieu et place du Cujas, qui pourrait être livrée en priorité, avant les logements. Et, peut-être, la boutique des Forestines. Peut-être... Car Jean-François Tavernier, le gérant de la confiserie, qui n'a pour l'heure pas trouvé d'accord avec le promoteur, conteste le permis de construire et a déposé un recours près du tribunal administratif d'Orléans, au motif que le projet « dénature le caractère architectural intérieur et extérieur de cette édifice patrimonial et historique » construit en 1884 par le créateur des bonbons, Georges Forest. Le recours n'étant pas suspensif, les travaux peuvent commencer en attendant l'arrêt du tribunal...
L'annonce de la signature et la présentation du projet a bien évidemment provoqué un flot de réactions sur les réseaux notamment sous l'annonce par Yann Galut, via sa page Facebook, de la signature. Le maire écrit qu'en « six mois, après plus de quinze réunions avec l'ensemble des parties concernées, après une multitude de conférences téléphoniques dans un rôle de médiation et d'équilibre entre tous, je me suis pleinement et personnellement impliqué pour l'aboutissement de ce dossier. »
Parmi les commentaires, évidemment celui de l'ex-PM-etc. « Il ne faut pas oublier la genèse de projet, écrit-il. Il aura déjà fallu que les experts et les assureurs rendent leur travail; convaincre le conseil de surveillance du centre hospitalier Jacques-Coeur de vendre cet immeuble qui lui appartenait; que le CHJC* fasse estimer l’immeuble en l’état; que le CHJC lance un appel à projet; que le projet soit validé par l’architecte des Bâtiments de France (précédent puis actuel). Un temps long, trop long sans doute, mais nécessaire. Nous pouvons néanmoins nous réjouir que ce projet débouche.» Et encore ce commentaire suite à l'intervention d'un commerçant en vue sur les réseaux, vous savez le monsieur de la place Cujas qui détient les clefs du savoir. Et qui écrit : « N'importe quel maire aurait eu les mêmes délais pour cette épreuve, il n'était pas inutile de le rappeler. » Ce qui réjouit l'ex-PM-etc.: « Tout a fait d’accord avec vous : n’importe quel maire aurait eu les mêmes délais pour cette épreuve . Et pourtant on en a entendu un grand nombre qui aurait traité ce sujet en claquant des doigts.» !
Martial Rebeyrol, adjoint à l'urbanisme sous l'ancien régime, devenu conseiller municipal d'opposition, a, de son côté, salué le maire : « Il faut reconnaître à Yann Galut sa capacité à avoir su remettre tous les différents interlocuteurs autour de la table. Mais notre équipe avait préparé le terrain, même si cela n'a pas toujours été facile. »
Le mot de la fin (provisoire) pour FCB, le député Marcheur de la première circonscription, qui a tenu à féliciter le maire socialiste, ajoutant : « Nous sommes impatients de le voir (cet immeuble) reprendre vie dans quelques mois. Cela démontre par ailleurs un axiome auquel je suis attaché en tant que citoyen et député : il n’y a pas de fatalité qui tienne face à une volonté déterminée ! »
Et maintenant place au chantier !
* Centre hospitalier Jacques-Cœur.
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