C'EST VANDALISÉ ! Vous ne verrez pas ce tas de cendres depuis les chemins de traverse empruntés par les promeneurs dans les marais de Bourges. C'est ce qu'il reste de cette belle cabane avec tonnelle, plantée entre la digue de l'Yèvre et le chemin des Ribauds, dans ce qu'on appelle les marais des Chenus. Elle a été entièrement détruite par le feu dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. Accident ? Incendie volontaire ? Tout penche pour la seconde hypothèse... On ne compte plus les cabanes ainsi visées depuis quelques mois. Et les réactions dans les coulants sont à la hauteur de l'exaspération. Oui, il faut le répéter, les marais sont, la nuit plus particulièrement, une zone de non-droit.
Catherine Menguy, la ministre à la transition écologique, en charge du difficile dossier des marais, absente de Bourges en ce moment, a réagi sur les réseaux : « C'est déplorable, si l'incendie est criminel j'espère que le propriétaire portera plainte et que les auteurs seront retrouvés. La police municipale reste présente en journée... » Ah oui, la journée ! Quid de la nécessité des patrouilles à l'heure de l'apéritif ou dans la moiteur de l'après-midi ?
Restons avec Catherine Menguy. Le torchon brûle depuis plusieurs mois entre elle et les maraîchers. Voilà aujourd'hui qu'elle se sent agressée... Interrogée par la gazette, dans le cadre d'un énième papier sur les problèmes des marais, elle déclare que les associations représentatives, qu'elle a beaucoup reçues depuis un an, pour évoquer notamment les problèmes de brûlage des ... déchets, sont « dans un esprit de combat » quant elle est, elle, « à la recherche de solutions, prête à bouger quand c'est possible ». Ajoutant, un peu peu plus loin : « Les marais sont un atout pour la ville, c'est important, ça nous préoccupe. On travaille à une déclaration d'intérêt général, c'est la première fois. On nous reproche de ne rien faire et, dès qu'on agit, on nous dit qu'on fait mal. Être en opposition avec la mairie est très déconcertant pour moi ». Les maraîchers sont-ils appelés à plus de docilité ? On n'ose pas le croire...
À la lecture de cet article, Michel Melin, le président de Patrimoine Marais, a vivement réagi, « réfutant les termes "d'agressivité" à l'encontre de la municipalité ainsi que cet "esprit de combat" » évoqués dans l'article. « Les maraîchers sont certainement impatients quant aux travaux souhaités ainsi qu'aux propositions concrètes permettant une gestion pérenne pour l'avenir classé du site mais ne refusent jamais le dialogue pour un débat constructif intelligent, non pénalisant pour l'ensemble des acteurs maraîchers et usagers des marais » a t-il écrit dans un courrier adressé à Catherine Menguy...
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