C'EST COULANT ! Moins de cent personnes ! J'ai compté... Disons quatre-vingt-seize. Pour une salle, l'Auditorium, pouvant en contenir quatre-cent-soixante-dix ! Peut-on en conclure pour autant que la première réunion publique organisée par la Ville dans le cadre des Assises des marais a fait un ... flop ? On peut. On peut aussi écrire que, malheureusement, l'avenir des marais de et de la Voiselle n'intéressent guère les ... maraîchers. Et encore moins les Berruyers, sauf pour s'y balader et prendre l'air du poumon vert de la ville.
Comme vous le savez, ou pas, ces Assises, ont été lancées par Catherine Menguy, la ministre à la transition écologique-etc. Son but : « Co-construire entre usagers, collectivités et services de l'État, un diagnostic partagé et des solutions techniques et réglementaires viables »... comme il est écrit sur le site de la Ville. Son organisation a été confiée à l'agence DialTer, « spécialiste du dialogue multiterritorial ». Pour les préparer, un questionnaire a été envoyé à tous les propriétaires. Puis des ateliers thématiques ouverts à une trentaine de personnes, ont eu lieu fin juin. Il y aura d'autres, début octobre. Avec cette réunion de vendredi, « ouverte à tous, maraîchers, riverains, Berruyers, touristes », il s'agissait donc de donner la parole à un large public et de faire une sorte de point d'étape.
Après un propos liminaire, très court, de Catherine Menguy, saluant le travail des maraîchers, sans lesquels « il n'y aurait, ÉVIDEMMENT, pas de marais », les intervenants de DialTer ont très, très longuement expliqué leur démarche. Avant de donner enfin la parole aux maraîchers, impatients de s'exprimer. Pour faire part de leurs inquiétudes et de leurs problèmes. Entre les questions parfois très terre-à-terre et les réponses un brin technocratiques, un sorte de dichotomie, quoi ! Ce qui fit dire à l'un des maraîchers, propriétaire de nombreuses parcelles qu'il loue, que nous étions en train de « sodomiser le diptère » ou « d'épépiner les groseilles »... Ambiance ! Moins prosaïquement, cette étrange impression que l'on tournait en rond dans une sorte de dialogue impossible !
Finalement, loin de l'exposé magistral des uns et des prises de bec lassantes des autres, on retiendra de cette soirée les données récoltées avec le questionnaire expédié, avant l'été, par la Ville, aux 1.743 « propriétaires référencés au cadastre ». Cent-soixante-huit enveloppes furent réexpédiées à l'envoyeur pour cause de destinataire inconnu alors que le questionnaire fut renvoyé rempli par 369 personnes, ce qui est bien peu. Au travers des réponses, on apprend que 187 maraîchers seulement connaissent la charte des marais, non opposable, mais censée être une sorte de guide de (bonne) conduite. Mais encore que 214 propriétaire et/ou locataires sont membres de l'une des deux associations de maraîchers (AMB et Patrimoine marais) quand 155 ne le sont pas. Enfin, que, parmi eux, 231 maraîchers sont retraités...
Et, pour conclure, que dans les nuages (photo) des mots les plus souvent utilisés dans les réponses, donc dans les préoccupations des maraîchers, on retrouve en gros, les mots, biodiversité, tourisme, barque, jussie, friches, abandon, respecter... Et, en TRÈS GROS, les mots ENTRETIEN et BRÛLAGE ...
(À suivre)
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