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Bourges-Bazar

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Des mots, des photos, des infos ... par Alain Fourgeot


Christian Gimonet en appelle au peuple .. .

Publié par Alain Fourgeot sur 3 Juin 2013, 16:49pm

Catégories : #Urbanisme. Architecte.

Christian Gimonet en appelle au peuple .. .

Coup de gueule ! Christian Gimonet est en colère et le fait savoir ! L'architecte berruyer a décidé d'en appeler au peuple, aux citoyens, aux contribuables ... dans le combat qui l'oppose aux Bâtiments de France et sa patronne locale, Marie-Hélène Merceron, dont les décisions, parfois incompréhensibles, sont de plus en plus contestées. Depuis quelques jours, Christian Gimonet a donc affiché sur les vitres de son cabinet, place Planchat, son projet pour réhabiliter la verrue de l'escalier Jacques-Cœur.

Rappel des faits... Depuis six ans l'immeuble sis au 33, rue des Arènes, au coin du square Berry et de l'escalier qui monte vers la place Gabriel-Monnet est vide, offrant le triste spectacle de ses volets lépreux. Une véritable verrue dans un quartier où pratiquement tous les bâtiments ont été refaits, le dernier en date étant l'ancien siège du Berry républicain (lire par ailleurs sur ce blog). Cet immeuble, qui abritait jadis un foyer-logements pour personnes âgés, appartient à Jacques-Cœur Habitat qui cherche à le vendre. Un promoteur s'est porté acquéreur et Christian Gimonet a présenté un projet de de transformation en logements contemporains. Projet refusé par l'architecte des Bâtiments de France au motif que « la démolition, la modification ou l'altération de cet immeuble sont incompatibles avec le plan de sauvegarde du secteur ». Sauf que Christian Gimonet possède un plan de ce secteur sauvegardé sur lequel le bâtiment en question n'est pas retenu parmi les « intouchables ». Par ailleurs, l'inspection du patrimoine juge le règlement du secteur sauvegardé complètement obsolète et son actualisation est refusée par la ville.

On en est là... Situation bloquée. Les courriers aux Affaires culturelles et la ville de Bourges n'ont pas donné de résultats. Christian Gimonet porte donc le débat sur la place publique à sa façon, en affichant son projet sur la façade de sa maison.

L'architecte a par ailleurs décidé de « militer pour une adaptation du règlement, des méthodes du Secteur sauvegardé » . Il a organisé la semaine dernière une réunion pour expliquer son combat. « Le refus d'un permis de construire m'a fait découvrir que les bases d'origine de ce dernier, auxquelles j'avais été associé comme les autres architectes berruyers, intelligentes et respectables avaient été ensuite modifiées. Des protections ont été généralisées, excessives, parfois certaines aberrantes Cela rigidifie, gèle des situations et ne peut engendrer que la sclérose du centre-ville, allant à l'encontre des objectifs de Malraux qui outre le passé défendait aussi l'architecture contemporaine », écrit-il dans sa lettre d'invitation à débattre. « La pratique instaurée au fil du temps avec des règlements rigides non respectés par beaucoup sans sanctions et mal compris des demandeurs respectueux faute peut être de pédagogie, mène à l'impasse. Cela incite bien des particuliers à faire des travaux en toute discrétion, altérant souvent ou détruisant parfois. Ces travaux sont-ils respectueux des règles ? Pour offrir du charme à bon compte on met pans de bois, poutres, solives en valeur en enlevant toutes les protections imposées après les grands feux du quinzième siècle. J'ai en mémoire six incendies récents. Vu la croissance exponentielle du feu au fil des minutes, vu l'éloignement en périphérie de la caserne des pompiers, l'accumulation de mauvaises circonstances pourrait faire que ce patrimoine de maisons à pans de bois dont Bourges s'enorgueillit à juste titre pourrait partir en fumée comme lors de l'incendie de la Madeleine. Alors que bien des villes moyennes françaises affrontent des difficultés grandissantes, le patrimoine architectural exceptionnel de Bourges devrait pour son avenir être un atout majeur grâce au tourisme. Mais il faut qu'il soit réellement protégé, avec intelligence » poursuit Christian Gimonet, qui compare la richesse architecturale de Bourges à celle de Bruges, en Belgique . « Bruges est devenue une ville harmonieuse attirant beaucoup de touristes. Pour moi Bourges a un patrimoine architectural supérieur à celui de Bruges mais manque de ces grands espaces urbains vivants qui séduisent touristes et résidents. La place Gordaine à son échelle joue ce rôle mais d'autres lieux devraient être créés. Notre époque contemporaine, grâce à des architectes qui valent bien ceux du passé, a produit et projette des œuvres qui valent bien celles du passé. Pourquoi interdire ce que notre époque peut apporter pour la qualité de la vie et de l'environnement ? », conclut-il.

Le projet détaillé de Christian Gimonet est affiché sur la façade de son cabinet, place Planchat.

Le projet détaillé de Christian Gimonet est affiché sur la façade de son cabinet, place Planchat.

Le bâtiment, fermé depuis six ans, offre un bien triste spectacle aux Berruyers et aux touristes.

Le bâtiment, fermé depuis six ans, offre un bien triste spectacle aux Berruyers et aux touristes.

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V
monsieur Gimonet, malgré votre talent , vous ètes confronté à l'obsolécence de certains réglements et à l'archaisme de certains décideurs, ce qui est un comble à une période de pénurie en projet de qualité. Il est abérrant qu'un projet architecture soit bloqué par une réglementation inadaptée qui vise à sanctuariser un centre ville , alors qu'une ville , quelque soit le prestige de son patrimoine , doit continuer à évoluer et à vivre avec son époque<br /> Sous alibi de la conservation du patrimoine, certains s'arrogent le droit de bloquer l'évolution <br /> ce sont les mèmes qui lors de l'apparition du train prédisaient sa fin pour raison de vitesse excécessive<br /> Vaut il mieux préférer un immeuble à l'abandon à une réhabilitation empreinte de modernité? <br /> Quelle est la position de la muncipalité dont on peut s'interroger sur la clairvoyance lorsque l'on voit que la maison de la culture semble condamnée alors que, comme vous le démontrez d'autres solutions existent<br /> bien cordialement<br /> Dominique VETU
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