C'est lui qui le dit ! Il a pris sa retraite en juillet dernier après avoir servi les espaces verts de Bourges pendant plus de trente ans. Et Bourges lui doit beaucoup. Le fleurissement, le Conservatoire du pelargonium, c'est lui. L'homme est aujourd'hui libre, libre de dire et d'écrire ce qu'il pense. Pour ceux qui ne sont pas abonnés au journal local, voilà ce qu'il a écrit dans le Courrier des lecteurs : « L'arbre est un élément majeur du paysage et les dix dernières années ont vu émerger des préoccupations environnementales économiques et sociales qui ont contribué à faire naître les Agendas 21 dans la plupart des collectivités. Je pensais qu'une prise conscience était née et j'en étais heureux. la végétalisation de l'espace public est essentielle : face au dérèglement climatique, l'arbre dans le milieu urbanisé devient plus que jamais un régulateur de climat, il est donc important de les protéger, d'en planter régulièrement et d'expliquer sans cesse qu'ils sont les acteurs de notre cadre de vie !(...) Que se passe-t-il à Bourges ? En 2012, une charte a été approuvée à l'unanimité par le conseil municipal, puis signé par le maire. Cependant, depuis quelques mois, des arbres de grands tailles sont abattus. Durant l'été, vingt-cinq platanes âgées ont été coupés pour permettre l'extension du palais des sports du Prado et il semblerait que l'on veuille en couper encore quelques autres. Parce qu'ils produisent des feuilles en automne ? J'espère bien, pour ma part, que ce phénomène va durer encore quelques milliers d'années, car les feuilles en automne sont une chose normale. Je demande donc à tous nos élus qui ont tous approuvé à l'unanimité la Charte de l'arbre au conseil municipal en 2012, de faire respecter ce qu'ils ont voté et que l'on cesse d'abattre des arbres en pensant que l'on peut remplacer un arbre plus que centenaire par un jeune sujet qui mettra trente ans pour faire une ombre agréable. (...) Où sont donc passés les défenseurs de la nature à Bourges ? N'y a-t-il plus d'association qui soit en mesure de défendre le patrimoine vert, la biodiversité, l'environnement en général ? ».
Voilà qui est envoyé ! Perfidement, j'ajouterais que je ne suis pas sûr d'avoir entendu Roland-Marie Marceron lorsque les arbres du boulevard Lahitolle ont été abattus, il y a une quinzaine d'années. Dans le cas contraire, qu'il me le fasse savoir... Mais je salue ici son combat d'aujourd'hui, sachant que le massacre à la tronçonneuse n'est pas terminé, notamment avec le projet de la nouvelle Maison de la Culture sur la butte de Séraucourt, projet soutenu par des conseillers municipaux, y compris d'opposition, qui ont tous signé, à l'unanimité, la Charte de l'arbre...