C'est dans l'actu ! C’est une rubrique qui revient régulièrement ici. Une sorte de grand bazar d’échos, d’infos, de mots lus, de choses vues… Numéro 15, aujourd'hui, avec de tout un peu... Politique, culture, réseaux ...
- C'était de l'art ! Après la suppression du Festival du film écologique on s'était posé cette question : à qui le tour ? A la Biennale d'art contemporain ? Confirmation, le maire-président y pense, voyez-vous... Dans sa longue interview au journal local, deux mois après son arrivée dans le siège de l'ex, Pascal Blanc a confié s'interroger sur cette manifestation « qui représente aussi une dépense conséquente ...» Ce qui veut dire qu'elle n'aura pas lieu. On prend les paris... Acte 2 du programme de désertification culturelle ?
- C'était la Culture ! Et la Maison de la Culture ? On en est où ? Alors que beaucoup d'acteurs culturels de la ville pensent aujourd'hui à haute voix qu'elle ne verra pas le jour, le président-maire annonce « son ouverture pour 2018 », soit quatre ans après la date du projet initial qui a échoué pour une histoire de trois cents centimètres. On résume, oui ... Pascal Blanc confirme par ailleurs que « si le ministère de la Culture ne s'était pas engagé, le projet aurait eu du plomb dans l'aile » avant d'annoncer que, pour boucler le budget de 28 millions, il va réunir les financeurs et, pourquoi pas, faire appel au partenariat privé et au mécénat ... Et vendre à un promoteur l'ancienne école de musique ?
- C'est piéton ! Depuis le jour de l'été, la place Gordaine est donc, pour deux mois, entièrement consacrée aux piétons sauf le matin, pendant les livraisons. Une bonne chose. Pour annoncer la nouvelle, la ville et son président-maire n'ont pas lésiné. Panneaux installés sur la place, communiqués et conférence de presse, posts sur les réseaux et même un questions/réponses dans le journal local. Où il répète que son équipe « réfléchit à étendre cette piétonnisation tout au long de l'année si cette nouvelle expérience est concluante » . On n'est jamais trop prudent ! Il rappelle aussi que la rue d'Auron n'est plus dans le périmètre des samedis piétons à la demande des très influents commerçants, et que cette rue est déjà « semi-piétonne car limitée à 20 kilomètres par heure »... En fait c'est limité à 10... Semi-piétonne ? On voit bien qu'il n'y fait pas ses courses ... et qu'il ne la descend jamais à vélo. On ajoutera qu'elle est tellement défoncée qu'on a envie d'aller ailleurs...
- C'est de la com ! Le président-maire gère son image sur les réseaux sociaux. Pas une journée sans que son compte Facebook ne soit alimenté par des photos. Inauguration de la belle exposition du jardin de l'Archevêché, réunions de travail, conférence de presse, Fête de la musique où on le voit, en bras de chemise à la terrasse d'un resto, entouré de « la commission culture »... Évidemment, cette forte présence sur Facebook peut avoir son revers... Ainsi ce commentaire sur le mur d'une Berruyère qui l'a aperçu, en jean, au marché : « Où comment passer comme un maire ordinaire... Alors qu'il est le plus réac depuis Boisdé... La casse ne fait que commencer ...»
- C'était avant ! A contrario, le compte FB d'Irène Félix, n'est plus guère alimenté, alors qu'il avait beaucoup servi pendant la campagne des municipales. Rien depuis le 15 mai et son intervention au conseil. « Nous serons présents pour continuer à porter projets et ambitions pour notre ville »... écrivait-elle au nom des élus socialistes. Drôle de façon d'être présente... Mais Irène Félix n'est pour autant pas la seule à avoir déserté FB depuis les élections : Véronique Fenoll, venue sur le tard, n'a rien mis sur son mur depuis le 24 mars... C'était l'annonce du « meeting commun » avec celui qui a fait d'elle l'adjointe aux relations internationales ...
- C'est subliminal ! Le conseiller municipal communiste Yannick Bedin est, lui, très présent sur les réseaux. Apportant son soutien aux intermittents, aux cheminots et à tous ceux qui critiquent le gouvernement... Il lui arrive même de communiquer sur des événements plus privés et sur ses goûts cinématographiques. Le dernier film en date, celui de Godard, Adieu au langage. Avec ce commentaire : « C'est une expérience cinématographique, Godard expérimente, cherche, travaille le grain et la couleur des sons et des images, triture le langage du cinéma. Godard s'interroge sur les moyens de communication d'aujourd'hui, la place du livre et des textes, leur relation au cinéma. J'ai pas tout compris, mais j'y pense. Comme disait Louis Malle "un bon film doit poser des questions et non apporter des réponses" ». Ohé, on médite, là-bas, au fond de la classe !
C'est tout pour aujourd'hui ...