
. C'est pas gagné ! J'ai déjà évoqué ici le projet d'arasement du barrage du moulin de la Chappe. Voici les liens, pour rappel : l'arasement-du-barrage-de-la-chappe-fait-débat et le président de l'OT soutient le barrage. Il manquait un avis : celui de la présidente du Syndicat mixte du canal de Berry, Véronique Fenoll. Par ailleurs ancienne adjointe de l'ex, ex-tête de liste de Bourges à cœur, devenu après son ralliement à Pascal Blanc, adjointe à la promotion de Bourges, aux jumelages et aux relations internationales...
Véronique Fenoll a confirmé dans le journal local ne pas être opposée à l'arasement du barrage si ... « Si un niveau suffisant d'eau est assuré (car) le contraire serait catastrophique ». Elle poursuit : « Le canal de Berry est une merveille, surtout pour le promeneur qui se balade au bord d'un canal en eau. Au-delà de l'aspect esthétique, sans un niveau d'eau suffisant, les plantes aquatiques proliféreraient avec pour conséquence de grandes difficultés pour le syndicat pour faucarder, sans oublier l'augmentation des charges d'entretien des banquettes végétalisées. Un coût que notre syndicat ne pourrait évidemment pas supporter. Si on nous assure que cet arasement n'a que des incidences positives sur ce si bel environnement, alors pourquoi pas ... ». Mais qui va donner ces assurances, hein ? Réponse dans quelques jours puisque les conclusions de la commission d'enquête seront connues d'ici la fin du mois.
Véronique Fenoll, qui proposait dans son programme électoral l'aménagement des berges de l'Auron et du quai Messire-Jacques en sorte de "Bourges-Plage", propose par ailleurs de mettre plus en avant le canal de Berry dont les soixante kilomètres à la charge de son syndicat sont dans un bien triste état. « Il faut défendre cet ouvrage, le promouvoir, l'améliorer, poursuit-elle. La création d'un Canal de Berry à vélo, sur le modèle de ce qui se fait sur la Loire, serait un superbe coup de pouce. Parce qu'il faut bien le reconnaître : aujourd'hui, rouler à vélo sur le bord du canal, quand cela n'est pas impossible, cela peut se révéler périlleux... » On confirme ...
Alors, c'est pour quand, ce grand projet ? Pas pour tout de suite, imaginez-vous. Car il faut, précise-t-elle, « avant d'en arriver là, réussir la fusion entre les différents syndicats et les communes qui ont en charge une partie du canal. Ce rassemblement est indispensable pour ensuite aller chercher les aides de l'Europe, de la région etc. sans qui ce projet est impossible. » Allez, on se met au boulot !
Parce que rassembler les syndicats et les communes dans un projet commun, voilà des années qu'on en cause. Et ce n'est pas gagné ! On va donc encore se taper le cul un bon moment sur les chemins de halage du canal...