C'EST DANS L'ACTU ! C’est une rubrique qui revient régulièrement ici. Une sorte de grand bazar d’échos, d’infos, de mots lus, de choses vues… Comme un trait d'union. Certains m'ont suggéré de changer le mot "lisible" par le mot "risible"... Et c'est vrai que, parfois, c'est tentant... On y va ?
- C'est filmé ! Comme vous le savez, la ville a annoncé l'installation de caméras dans les marais, d'ici 2009, un an avant les municipales ... Cela évitera-t-il les vols et les dégradations ? À voir... Les caméras servent-elles à autre chose qu'à verbaliser les automobilistes ? On l'espère... Mais on peut en douter en lisant ce commentaire trouvé sur les réseaux : « Quand je rends visite à mes parents, je vois qu'Il y a des caméras installées au parc paysager et alentours aux Gibjoncs. On y voit pourtant des quads circuler à grande vitesse, de la vente de drogue en plein jour, des voitures qui se font caillasser et des rodéos de bagnoles. On n'y voit jamais les flics faire des rondes par contre. Il faut quoi, un accident ? On ne peut même pas emmener nos enfants s'y balader en été par peur qu'ils ne se fassent renverser à pied ou à vélo. Elle fait quoi la mairie là ? Elle sert à quoi la vidéo ? Elle fonctionne au moins ou c'est juste du fric foutu en l'air ? » Même problème à La Chancellerie et dans la plaine du Moulon ? Zones de non-droit ?
- C'est aqua ! Le maire de Marmagne, par ailleurs conseiller communautaire, ne veut pas du centre aqualuqiue que veut construire le PM-etc. Pourquoi ? On lit : « Compte tenu des finances de notre agglomération, un équipement à près de trente millions d’euros n’est pas raisonnable. J’ajoute que ses charges annuelles de fonctionnement (estimées entre 1,5 et 2 millions d'euros) vont réduire à néant notre capacité d’autofinancement, c’est à dire notre capacité à investir sur notre territoire. Sans parler de l’impact sur la fréquentation des quatre autres piscines qui va certainement peser sur les finances des communes concernées. Je crois fermement que notre seule priorité doit consister à investir pour développer l’attractivité de Bourges et de son agglomération. » Y'a de l'eau dans l'gaz à l'agglo !
- C'est culturel ! Dans le Monde du 26 mai, un papier de l'un des rédacteurs en chef sur les Maisons de la Culture... En conclusion, il cause notamment de celle de Bourges en écrivant qu'elle est fermée depuis dix ans, je résume, hein ! Et il ajoute que la construction de la nouvelle Maison est le résultat d'un « fiasco ». Le directeur de ladite-Maison, a commenté l'article sur les réseaux : « Ce n’est pas le premier papier sur le sujet. Je note simplement que ce journaliste n’a pas fait la démarche de me contacter, ni en 2013 ni aujourd’hui, pour évoquer le sujet. Les chiffres donnés sont approximatifs, les "experts" se sont souvent auto proclamés, et je ne pense pas que les Berruyers aient été privés de Maison de la Culture depuis 2009. Où alors le boulot de l’équipe de la MCB serait virtuel depuis près de dix ans sans que je m’en sois rendu compte. Bien entendu, l’ancien bâtiment est un symbole fort et devra trouver une destination nouvelle, projet qui semble être sur de bons rails. Bref, encore une vision parcellaire peu digne de ce grand journal. Dont acte. Je préfère quant à moi penser que la construction de la nouvelle MCB contribuera à tirer la ville de Bourges vers le haut. Le développement local est une priorité. L’art et la culture aussi. » Le directeur, dont le mandat de trois ans prenait fin en 2019, vient d'être reconduit dans ses fonctions jusqu'en 2022 et c'est heureux. On imagine mal la Maison de la Culture du XXIe siècle inaugurée sans celui qui la fait vivre Hors les murs depuis dix ans...
- C'est consulaire ! À propos de ruban à couper, le président du conseil départemental a inauguré en grande pompe l'autre jour le nouveau siège du département, dans les pyramides jadis occupées par Nexter. Dans son discours, il a paraphrasé Bonaparte : « Du bas de ces pyramides quarante siècles de service public vous attendent. » On va dorénant l'appeler Bonaparte-Président (BP) ce qui ne lui va pas si mal...
- C'est un pacte ! Au premier rang, derrière le ruban inaugural de ces pyramides, les deux sénateurs du Cher dont le conseiller municipal de Lazenay, par ailleurs co-auteur du pacte national de revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs... Le projet, qui sera examiné par les assemblées dans les jours à venir, a fait l'objet d'un papier sur le site de la Banque des territoires où l'on peut lire : « À travers cet interventionnisme, les auteurs de la loi prônent le retour à une " culture de la centralité, après des années de culture de la périphérie qui a conduit à couvrir le territoire de grandes surfaces (...) qui ont défiguré tant d'entrées de la ville. "Veut-on vraiment de ce monde en toc, de malls géants qui réduisent la cité à sa fonction mercantile ? " interrogent-ils. » Non, on n'en veut pas mais il y a longtemps que c'est fait !
- C'est hilarant ! À propos de centralité ... La présence dudit-sénateur à cette inauguration a été très commentée sur les réseaux... « Quand le grand sauveur des centres-villes inaugure les bureaux du conseil départemental de son département, loin du centre ville ... C'est quand qu'ils comprennent qu'ils n'ont rien compris à comment on aménage un territoire ? » interroge avec humour un militant de Pour la sauvegarde des centres-villes. C'est vrai que déporter quelque 250 emplois en périphérie n'est probablement pas la meilleure façon de sauver ce qui est encore sauvable dans le centre de Bourges. Que faisait donc notre sénateur dans cette galère ?
- C'est envoyé ! La réponse se trouve peut-être dans ce commentaire du Bonaparte-Président, trouvé dans l'interview qu'il a donné à la gazette la veille de l'inauguration des Pyramides. Il y donne notamment son sentiment sur le travail mené par les parlementaires et particulièrement ceux de la Haute Assemblée. « La politique d'un sénateur, c'est de sauver tout le monde, ou du moins, sauver sa clientèle .» Ah, ben, voilà ...
- C'est Tango ! Aucun rapport évidemment avec le PM-etc qui suit les Tango par passion... Il a d'ailleurs fait les voyages à Tarbes pour assister au sacre du club, un quatorzième titre de Championnes de France et un record ! Des expéditions qu'il a largement partagées, photos à l'appui, sur sa page Facebook. Il a même avoué, lors de la réception à la mairie en l'honneur des basketteuses, qu'il avait fait 2.400 kilomètres en trois jours pour suivre les deux matches. Son commentaire sur Twitter : « Oui, Bourges est une ville historique, oui Bourges est une ville de culture, oui Bourges est la légende du basket féminin.»
- C'est municipales ! Les prochaines municipales, en 2020, se préparent... Quels seront les candidats ? Si vous avez la réponse ... Dans le Journal du dimanche, on peut lire que le Premier ministre, « drague discrètement les maires de droite.» « Pour savoir lequel, parmi eux, a les faveurs du Premier ministre, poursuit le journal, un dirigeant de LREM (les Marcheurs, hein !) a trouvé l'astuce : il suffit de suivre les villes choisies pour le dispositif Cœur de ville, un plan de revitalisation de 232 centres-villes.» Dont Bourges, oui ! Vous me direz que son maire n'est pas de droite, il est depuis peu... radical ! Humour...
- C'est pas écolo ! Les trois députés du Cher étaient donc absents lors du vote sur l'inscription dans la loi de l'interdiction du glyphosate. Quelles que soient leurs raisons, c'est tout de même désolant que les élus d'un département rural comme le Cher ne se soient pas déplacés. Propos de comptoir : « Quand on sait que seule une centaine de députés participent régulièrement aux votes, on se demande si Macron n'a pas raison quand il veut réduire le nombre de députés, ça ferait des économies...»
- C'est gratuit ! Un flyer va être distribué aux commerçants pour expliquer « la panoplie » des nouvelles mesures décidées par la municipalité qui a procédé à « un rétro-pédalage » sur le stationnement payant en baissant certains tarifs et en décidant la gratuité du stationnement à partir de 17 heures. C'est ce qu'a annoncé le premier adjoint, ministre du commerce, lors du dernier conseil municipal...Mais ses propos ont été rapidement recadrés par son patron : « Gratuit sur la voirie, faut être précis quand on fait des annonces. » Ben oui, des fois que les Berruyers pensent que toute la ville est gratuite, c'est mieux...
- C'est golfique ! La privatisation du golf a été le gros sujet du dernier conseil municipal. La chambre d'enregistrement a donc décidé de confier la gestion des parcours et de ses locaux à UGolf qui devra s'acquitter d'un loyer de 15.000 euros par an... à partir de la troisième année, les deux premières étant gratuites... Soit 2% du chiffre d'affaires actuel qui est de 330.000 euros. Un loyer qualifié de « faible » par le chef de file des élus communistes qui n'a pas manqué, avant le vote, de faire un peu d'histoire. Rappelant que l'idée qui a présidé à la création de ce golf, sous une municipalité communiste, avait « comme ambition de permettre une pratique démocratique de ce sport et c'est une vision qui n'a jamais été remise en cause pendant trente ans, y compris par votre prédécesseur » a-il lancé à l'adresse du maire...
- C'est golfique (bis) ! L'élu communiste a ensuite fait part d'un certain nombre d'inquiétudes. « Qu'en sera-t-il demain de la possibilité d'accès au plus grand nombre puisque vous avez décidé de laisser la liberté totale des tarifs à UGolf ? Les nouveaux gestionnaires ont un intérêt immédiat, c'est d'arriver à un meilleur rendement possible, le golf populaire, ils s'en foutent comme de leur première chemise... Où sont les garanties d'accès pour les scolaires ? Qu'en est-il du cahier des charges s'il n'y a aucune contrainte ? » La réponse de la ministre des sports : « On a trois mois pour passer le relais, ne vous inquiétez pas, tout ira bien ...» Un optimisme qui n'est pas partagé par la gauche qui a voté contre. Les socialistes se sont abstenus...
- C'est golfique (ter) ! Le dernier mot sur ce dossier au PM-etc : « Le golf demande aujourd'hui des investissements considérables que nous sommes incapables de soutenir. Est-ce qu'aujourd'hui, en gérant un golf comme nous le faisons, nous sommes en capacité de promouvoir ce golf ? La réponse est non. À chacun son métier, on ne sait pas le faire. Et je n'ai pas l'impression que nous ayons une population golfique telle que Jacques Rimbault* l'imaginait à l'époque... ». Faudrait faire une étude sociologique du avant et du après la privatisation...
- C'est blanc ! Un millier de personnes dans les rues de Bourges pour sauver l'hôpital Jacques-Cœur ! Pas mal... Et, parmi les manifestants à cette marche blanche, bien évidemment les personnels mais aussi nombre d'élus, ceints de leur écharpe tricolore. Tout ce petit monde s'est fait photographier sur les marches de l'ex-Maison de la Culture, devant le message d'amour peint par Mika sur Le Mur. La présence de tous ces élus n'a pas été du goût de tout le monde et notamment pas de celui d'un conseiller municipal jadis communiste mais aujourd'hui Insoumis... « Léger goût amer de voir pérorer, en noir généralement, et ceints de leurs écharpes, des élus qui ont soutenu les lois Bachelot, Touraine ou Buzin, c'est à dire toutes ces lois qui n'ont d'autre but que de faire entrer la santé dans les objectifs de réduction des dépenses publiques et d'ouvrir à la concurrence, aux assurances privées, des pans entiers du système de couverture sociale. (...) La récupération politicienne vire au cynisme. »
- C'est coulant ! On termine au même endroit qu'au début, dans les marais de Bourges... Le président de l'Association des maraîchers de Bourges (AMB) a profité de l'enquête publique sur les périmètres de protection du champ captant de Saint-Ursin pour remettre le couvert à propos de la pollution du Langis, un problème récurrent depuis des années. Il veut notamment que soit installé une système des décantation des eaux situées de l'autre côté de la voie ferrée, le long de la route de La Charité. Une bonne idée. Il aurait pu aussi saisir le commissaire enquêteur sur la pollution provenant des marais des Plantons, où l'on voit des tuyaux de machines à laver s'écouler au dessus des coulants ...
C'est tout pour aujourd'hui...
* Pour mémoire, Jacques Rimbault
