C'EST DANS L'ACTU. C'est une rubrique qui revient régulièrement ici, autour du 5 du mois. Une sorte de grand bazar d'échos, d'infos, de mots. Comme un trait d'union. Certains m'ont suggéré de changer le mot "lisible" par le mot "risible" et il est vrai que, parfois, c'est tentant. Épisode 75.
- C'est missilié ! Dans sa dernière livraison de son blog/site Bourges-Info, Roland Narboux, l'encyclopédiste et ancien ministre du tourisme (et de l'environnement) sous le règne de Serge Lepeltier, s'en prend violemment à Catherine Menguy, qu'il traite « d'écolo irresponsable ». Cela fait suite aux propos que l'actuelle ministre à la transition écologique a tenus, au dernier conseil municipal, pendant une délibération concernant la société ASB, spécialisée dans les batteries pour missiles. La militante EELV avait en effet présenté, en même temps, un texte contenant cette petite phrase : « Préparer la guerre pour faire la paix est une absurdité ! » Le genre de propos qui ne peut pas plaire à l'ancien employé d'Aerospatiale, aujourd'hui la MBDA.
- C'est d'l'intox ! Roland Narboux ne s'est pas contenté de cette attaque contre Catherine Menguy sur son blog. Sur Facebook, il a également publié une lettre prétendument signée par Florence Parly, qu'il a affublée d'ailleurs, dans un premier temps, du titre de ministre de la Défense alors qu'elle est ministre des Armées, erreur ensuite corrigée... Lettre dans laquelle on peut lire : « Suite aux propos de votre adjointe sur "préparer la guerre pour préparer la paix est une absurdité", je vous informe que la production de cinq cents missiles nouveaux MHT sera faite entièrement à Selles-Saint-Denis, en Sologne, vous pouvez arrêter votre campagne d'affichage annonçant que "MBDA recrute" ». Voilà comment on fabrique une intox... avalée par pas mal de facebookiens, si l'on en croit les commentaires, et partagée par l'ex-PM-etc...
- C'est recadré ! De Catherine Menguy, on en recause, à propos du méli-mélo concernant le brûlage dans les marais.... Pour mettre fin à la cacophonie, on brûle, on ne brûle plus... le maire Yann Galut s'est posé en arbitre en écrivant aux présidents des associations de maraîchers pour leur annoncer une sorte de moratoire permettant de trouver des solutions pérennes pour l'hiver prochain. « Ces derniers jours, plusieurs remarques ont été adressées à la municipalité sur le brûlage dans les marais et des réponses probablement pas assez précises et ne prenant pas suffisamment en compte les difficultés réelles de certains Berruyers, notamment de certains maraîchers, ont pu être parfois apportées » écrit le maire. Les réponses de qui ? De son adjointe... C'est ce qu'on pourrait appeler un "recadrage "...
- C'est enfumé ! Il se raconte, mais que ne dit-on pas, que le coup de sang de la ministre à la transition écologique a été provoqué à la suite d'une plainte d'un riverain de la rue Charlet contre des fumées par trop prégnantes provoquées par un feu de déchets et de ... pneus ! Si c'est vrai, ce maraîcher est à mettre à l'index et à l'amende ! Réflexion d'un de mes voisins : « Le gars croyait peut-être qu'on pouvait faire comme dans les manifs de la CGT Dunlop et brûler tout ce qu'il avait sous la main ... »
- C'est colère ! Evidemment que Catherine Menguy ne s'est pas fait que des copains dans les marais en décidant sans crier gare, un vendredi soir, entre chien et loup, de mettre fin à la tolérance du brûlage... Mais c'est surtout la cacophonie municipale qui est visée par les maraîchers. « Les présidents nous ont dit que le maire était d'accord pour proroger cette tolérance et son adjointe nous dit le contraire, lance un maraîcher d'en-haut, bien trop âgé pour pouvoir transporter en barque ses branchages jusqu'aux bennes prévues à cet effet. « Du coup je vais vendre, ils me font chier ! Quand y'aura plus de maraîchers, les touristes pourront toujours se balader dans des friches ! »
- C'est gothique ! FCB, le député de la première circonscription, s'est félicité sur FB d'avoir reçu un courrier de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot dans lequel elle écrit : « Dans le cadre du plan FranceRelance, abondé à la hauteur de deux milliards d'euros, une dotation de 1,7 millions d'euros seraient destinée à la restauration et à la valorisation de la cathédrale de Bourges dans le cadre du Plan Cathédrales.» Le député, membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation à l’Assemblée nationale, a salué cette annonce « pleine de sens qui vise à préserver et embellir le vaisseau amiral du patrimoine du Berry, pilier du tourisme culturel de notre territoire ». Quelques jours plus tard, le même François Cormier-Bouligeon s'est dit « heureux d'avoir été reconduit au bureau de Association nationale des élus de la vigne et du vin... lequel n'est pas toujours du vin de messe !
- C'est artistique ! Il y a ce projet, récemment dévoilé par la municipalité de créer une Maison d'artiste au Hublot, cette salle de spectacle de La Chancellerie qui est peut-être sous-utilisée. Sur les réseaux, beaucoup se sont étonnés de ce choix, considérant qu'il y avait beaucoup de « coquilles vides » au centre-ville qui pourraient réponde à cette vocation. Yann Galut a précisé les choses en deux temps. « La difficulté c'est le coût d'investissement et le fonctionnement des coquilles vides, l'avantage du Hublot c'est qu'il existe déjà. M'étant engagé à ne pas augmenter les impôts, je préfère requalifier l'existant » a-t-il répondu dans un premier temps. Avant d'ajouter : « Même si je peux transformer le centre-ville, je dois aussi laisser de l'activité dans les quartiers et la culture ne peut-être concentré que dans un endroit .»
- C'est culturel ! La municipalité a l'intention de faire acte de candidature afin d'obtenir pour la ville de Bourges le titre de capitale de la culture en ... 2028. Pendant le forum Debout la culture, qui s'est tenu au Hublot fin novembre, a indiqué que, d'ici cette date, il faudrait améliorer certains points et notamment les musées qui « ne sont pas à la hauteur des richesses des collections »... Une évidence ! Il ne manque pourtant pas de « coquilles vides » qui pourraient accueillir tous les trésors de la ville. À moins que la municipalité ne décide de créer un grand musée dans les locaux de l'actuelle école des Beaux-Arts, ancien lycée Alain-Fournier. « Ce qui aurait de la gueule, dans le prolongement du musée Estève et en face d'une place Cujas entièrement repensée comme une immense agora »... suggère un ancien élu de la précédente municipalité.
- C'est pasteurisé ! La ville a dévoilé son projet pour le site du Bon pasteur, avenue Jean-Jaurès, cédé par l'ancienne municipalité à la Société d'économie mixte Territoria pour 560.000 euros. Le nouveau projet immobilier, d'un coût annoncé de 24 millions d'euros, devrait être livré en 2023. On y trouvera une résidence pour jeunes actifs, une résidence touristique et de l'habitat social. Mais pas de Spa grand luxe, initialement prévu . « À l'origine, le projet retenu, sur lequel nous étions partenaires, était adossé à la construction d'un Spa public ambitieux, de commerces et de logements, a expliqué à la gazette Antoine Falleur, président de Gest'hôtel. (...) La crise sanitaire a tout chamboulé et nous avons appris à la rentrée que le Spa disparaissait au profit d'une résidence pour jeunes actifs. Compte-tenu de ce changement et de la reprise économique incertaine, nous nous sommes retirés de l'opération .»
- C'est archi ! Sur sa page officielle, la ville a publié un dessin d'archi du projet du Bon pasteur, avec deux photos, le site tel qu'il est aujourd'hui et tel qu'il sera demain. Bon, ça ressemble à tout ce qui se fait aujourd'hui, ça se veut moderne tout en intégrant une partie de l'ancien, c'est à dire la chapelle... L'avis des Berruyers que la ville a sollicité sur la réseaux ? Pas franchement enthousiaste. « Les archis de la SEM Territoria devraient faire "École d'architecture" avant de proposer de telles horreurs, dans dix ans, ce sera une "ruine" du XXIe siècle ! » Un autre : « Y'a sûrement moyen de restaurer l'ancien plutôt que de tout raser et construire un bâtiment aussi massif. J'ai pas mal voyagé en France et j'espérais que Bourges ne finisse pas comme beaucoup de ville. Avaricum, ça suffit ! ».
C'est tout pour aujourd'hui...
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