C'est dans le journal ! A propos du dossier de la Maison de la Culture, lu dans le Berry républicain de ce matin: « Le maire assure que les fouilles avaient été écartées du dossier initial mais que la ministre de la Culture (...) n'avait pas eu d'autre choix que de valider ces fouilles qui allaient faire capoter l'ensemble de chantier culturel. » Dans son édito, Frank Simon rappelle justement que la vieille Maison était « l'étendard, architectual tout d'abord, d'une période et d'un état d'esprit » et se demande « s'il n'aurait pas été possible de passer outre des fouilles archéologiques. » Si cela dépend de la ministre, pourquoi ne pas lui balancer une pétition, des manifs, à la dame de la Culture, pour qu'elle ordonne que ces fouilles soient abandonnées !
C'est à se demander, malgré tout, s'il n'y a pas un "loup" derrière cette affaire... On annonce l'ouverture de la nouvelle MCB pour 2017 alors que le concours d'architecte n'est pas lancé, (d'après ce que j'en lis dans la presse locale); mais on sait déjà ce qu'il y aura dedans...; aucune étude de terrain n'a été faite (ce sont des remblais, en fait); le directeur se réjouit du nouveau projet et les "Amis" de la maison itou, eux qui applaudissaient à tout rompre au projet de rénovatio; on n'annonce maintenant que, du coup, les fouilles n'auront pas lieu ...
Malraux, réveille-toi, ils sont devenus fous !
Lire aussi les épisodes précédents : http://bourges-bazar.overblog.com/la-maison-de-la-culture-un-trou-de-plus
Suite. Lu, ce mardi 26 février, sur le blog de Pascal Blanc, le Monsieur travaux de la mairie et porte-voix de Serge Lepeltier, sous le titre Quand les technocrates tuent les collectivités : « Là où le bât blesse, c’est qu’à l’issue du diagnostic archéologique naturellement décidé par la Direction régionale des affaires culturelles, aucune prescription archéologique n’était envisagée… jusqu’au mois d’août 2012 où, oh surprise, la ville de Bourges recevait un courrier indiquant le contraire. Sauf qu’entre temps, les opérations de déconstruction étaient pratiquement terminées ! Nouvelle conséquence financière : six millions d’Euros supplémentaires correspondant aux fouilles à proprement parlé, mais aussi à la consolidation de la structure restante (la façade est classée et doit être conservée), dédommagement des entreprises ayant obtenu les marchés, revalorisation des marchés, etc. Donc en final, ce n’est plus un projet à treize millions d’euros mais à plus du double ! » Plus loin, il conclut : « Si je ne déconce pas le fait de réaliser des fouilles archéologiques dans une ville riche d'histoire comme peut l'être Bourges, je condamne l'irresponsabilité de certains qui ne mesurent pas l'impact des décisions qu'ilsprennent. A l'heure où toutes les collectivités rencontrent des difficultés financières du fait du désengagement de l'État depuis quelques années et qui tend à s'amplifier, il est intolérable de jouer ainsi avec l'argent du contribuable. » Ah ! L'argent du contribuable ! Il est toujours plus facile d'accuser les autres de jouer avec ...
Bon en attendant la suite, on pourrait peut-être envahir le compte Twitter d'Aurélie Filippetti, tutelle des technocrates, non ? pour qu'elle sauve le site de la MCB sans dépenses supplémentaires pour la ville ... Elle peut le faire, suffit d'annuler ces fouilles qui, de toute façon, ne se feront pas, si j'ai tout compris ...
Suite (2). Et maintenant, la parole à l'opposition, histoire de faire bonne mesure... Dans un échange que l'on peut qualifier... d'assez vif avec des internautes sur Facebook, Irène Félix, candidate déclarée à la mairie, écrit : « Concernant la Maison de la Culture, ce n'est ni le ministère, ni la ville qui imposent les fouilles : c'est la loi. Or nul n'est censé ignorer la loi. Tout le monde savait, je le répète, que creuser ce serait fouiller. Quand on démarre un projet sans s'interroger sur le volume nécessaire à son bon aboutissement, qu il faut a la fois changer le Plan local d' urbanisme pour surélever l'édifice puis vouloir transgresser la loi pour creuser sans fouiller, c'est qu on a été gravement imprévoyant. Se poser ensuite en victime est un comble ! Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. » Puis, dans un autre post, elle évoque l'addition : « Déjà deux millions d' euros versés aux entreprises pour la situation présente, des dédits pour les marchés passés qui ne se feront pas, une consolidation indispensable chiffrée au dernier conseil à près de 900.000 euros, bref sans doute plus de quatre millions d' euros jetés par la fenêtre.» L'argent du contribuable...