C'EST DANS L'ACTU. C'est une rubrique qui revient régulièrement ici, autour du 5 du mois. Une sorte de grand bazar d'échos, d'infos, de mots. Comme un trait d'union. Certains m'ont suggéré de changer le mot "lisible" par le mot "risible" et il est vrai que, parfois, c'est tentant. Épisode 68... un peu spécial et plus court que d'habitude, en raison de la crise sanitaire.
- C'EST MUNICIPALES ! Si le globe avait roulé rond, si cette peste de virus n'était pas venue perturber tous les agendas de la planète, nous saurions aujourd'hui qui va nous gouverner localement pour les six ans à venir. Et qui est installé sur le siège du PM-etc. Au lieu de ça, le second tour est repoussé aux calendes grecques, le 21 juin ayant dans un premier temps été annoncé, avant que les sphères gouvernementales n'évoquent l'hypothèse de l'automne prochain, quoiqu'il en soit après les vacances d'été*. Pour autant, la gazette nous a gratifiés, il y a quelques jours, d'un papier pour évoquer les négociations d'entre-deux tours. Avec ce titre : « Quelles perspectives d'union pour les listes qualifiées ? » Et alors ? Voilà ...
- C'est à gauche ! Dans l'article, le journaliste évoque les négociations à gauche. Yann Galut annonce que des discussions ont bien été entamées et qu'il souhaite l'union. « Nous avons avancé sur le fond avec ce constat que nous n’avons pas de divergences importantes sur les projets. Le seul point de désaccord existant reste les exigences d’Irène Félix sur les personnes et leur place. Il faut que chaque groupe soit équilibré, sans hégémonie, et il faut qu’Irène Félix comprenne surtout que la logique des municipales est bien une prime à la liste arrivée en tête » explique l'ancien député PS, tête de la liste Bourges pour toutes et tous. Le journaliste poursuit en écrivant qu'Irène Félix, elle, estime « pour l’instant, qu'il est encore trop tôt pour se projeter vers les élections à venir ». Sur Facebook, la candidate Divers Gauche, arrivée en quatrième position, a publié un commentaire supplémentaire : « Le Berry républicain, sur la foi d'une interview conduite il y a huit jours, titre, au sujet des municipales, " l'union, plus simple à gauche qu'à droite". Ce qui m'inspire ce commentaire : "ah bon ???". » Sobre et efficace...
- C'est à droite ! Dans le même papier, il est donc question des pourparlers qui seraient en cours entre Philippe Mousny, le Républicain, et Pascal Blanc, le Radical, toujours PM-etc. Les deux anciens amis ont totalisé le même nombre de voix, incroyable ! à l'issue du premier tour. « Ce ne sont pas des négociations d’union mais des discussions de second tour. Les résultats sont là et il faut savoir les interpréter ! Je suis bien sûr favorable à une fusion des deux listes pour pouvoir gagner cette élection » a déclaré Philippe Mousny. Pour clore le sujet, le journaliste écrit que, sous couvert de l'anonymat, une personnalité politique locale estime que « la seule solution pour réussir une union de second tour entre Pascal Blanc et Philippe Mousny est que le maire-sortant se retire de la course**. » Pascal Blanc n'a bien évidemment pas commenté, estimant que pour l’heure « les discussions sont au point mort en raison de la gestion urgente de la crise sanitaire ».
- C'EST VIRAL ! J'ai beaucoup hésité à faire cette rubrique et à évoquer le Covid-19. L'heure n'est pas à la polémique, mais au ... confinement. On refera le monde plus tard. Je laisse aux fautqu'on, y'àqu'a, savants et sachants de la dernière heure, s'écharper sur les réseaux où l'on rarement lu autant de conneries ! Voici malgré tout quelques sujets de réflexion...
- C'est marchand ! Le maire de Bourges a donc décidé de ne pas demander de dérogation préfectorale pour pouvoir laisser en activité les marchés ouverts de Bourges. Seul le marché couvert de Saint-Bonnet, où sont installés des commerçants sédentaires, reste accessible. Il explique sa décision par le fait que les Berruyers ont la possibilité d'acheter des produits frais ailleurs que sur les marchés, lesquels « représentent un risque » et il propose d'organiser « un drive de producteurs le long du pourtour de la halle au Blé ». Halle pour laquelle les agriculteurs, le président des Marchés et la chambre de commerce ont fait une proposition alternative : un marché bi-hebdomadaire autour « d'un protocole rigoureux ». Les Berruyers sont-ils plus ou moins en danger sur les supermarchés que sur les marchés des commerçants non sédentaires ? Bonne question. Beaucoup de maires de communes du Cher, qui ont demandé et obtenu des dérogations, pensent que les marchés bien organisés sont moins risqués et qu'ils permettent, en plus, aux petits producteurs d'écouler leurs productions ...
- C'est rapide ! Sur Facebook on a pu lire cette injonction partagée de nombreuses fois, suite à l'intervention de la patronne de la police : « Faire ses courses, c'est seul, vite et en une fois ! » Pas facile à appliquer quand on ne fréquente pas les supermarchés et qu'on fait ses courses dans des petits commerces... Une autre internaute ajoute : « Ça c'est sûr que c'est vite fait car quand vous bossez toute la semaine, qu'aucun drive n'est accessible et que les gens ont dévalisé certains rayons, ça va vite, tu rentres avec le quart des courses pour la semaine !!!!! » Voilà ...
- C'est contesté ! Cette décision de fermer les marchés ouverts a été très commentée sur les réseaux. Entre ceux qui trouvent cela normal et ceux qui trouvent cela injuste, débat parfois tendu... J'ai retenu ce seul commentaire, que je trouve assez pertinent, vous jugerez : « En effet le confinement est à respecter... et si on ferme les marchés, pourquoi ne pas le faire avec les grandes surfaces ? Depuis quand le rayon jardinerie de (...) est-il plus indispensable que de faire vivre un boucher/maraîcher/fromager... ? L'idée d une entrée /sortie me paraît juste. En temps normal, je ne mets quasi jamais les pieds en grandes surfaces et là encore moins. Je crains davantage dans un endroit fermé, mal protégé ( oui ayant travaillé en grande distrib, loin était mes collègues qui respectaient les mesures d'hygiène notamment...) que des artisans qui craignent aussi pour leur santé qui, pour eux, est indispensable ( les arrêts maladie n'existent pas chez les indépendants...) Bref, les gros auront toujours le monopole... y 'a pas à faire.» Continuons le ... débat !
. C'est couvert ! Autre sujet de discordes, le couvre-feu instauré par le préfet, à la demande du PM-etc., depuis le 31 mars au soir, de 21 heures à six heures du matin. Courant jusqu'au 15 avril, il concerne les six communes situées en zone police de l'agglomération de Bourges, Bourges, La Chapelle-Saint-Ursin, Le Subdray, Saint-Doulchard, Saint-Germain-du-Puy et Trouy. Pour justifier cette décision, Pascal Blanc explique que « des individus, ici et là, et de façon récurrente, semblent peu se soucier des règles de protection imposées par la crise sanitaire et des règles de confinement édictées par le gouvernement depuis le 16 mars dernier ». Commentaire d'une cliente de cette boulangerie : « Tout cela à cause d'une poignée de connards qui ne respectent rien... »
- C'est sanctionné ! La patronne de la police, la commissaire divisionnaire Brigitte Siffert a prévenu, la période de pédagogie est terminée, dorénavant les sanctions vont tomber. « Il y a, depuis quelques jours, un relâchement, a-t-elle déclaré à la gazette. C’est sans doute dû, en partie, au beau temps et à une certaine lassitude, aussi, cumulée en plus de deux semaines de confinement. Mais on voit de plus en plus deux personnes en voiture qui vont aux courses, ou en reviennent. Ce n’est plus tolérable ! ». « On va faire ses courses près de chez soi, et seul, c’est comme ça. Les passagers des voitures seront désormais verbalisés à hauteur de 135 euros » a-t-elle ajouté. Même si les deux personnes vivent sous le même toit alors qu'elles peuvent se balader ensemble comme indiqué dans l'article 5 de l'attestation dérogatoire : « Promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile. » Commentaire d'un voisin : « Est-ce qu'on peut encore coucher dans le même lit ? »
- C'est propre ! Les tchats du maire de Bourges, plusieurs fois par semaine, méritent d'être écoutés... Il y met de la bonne volonté, ça c'est sûr, et répond, parfois maladroitement, même que parfois on ne comprend pas tout, mais avec patience, à beaucoup de questions, même aux plus débiles, et elles fleurissent... Des exemples ? Peut-on aller aux bennes de tri volontaire ? Combien de fois puis-je sortir mon chien ? Un commerçant peut-il refuser un règlement de moins de cinq euros avec une carte sans contact ? Comme si c'était de la responsabilité de l'élu... Par contre, il a plusieurs fois insisté sur la nécessité de se laver les mains « à chaque fois que l'on touche un endroit sensible, poignée de porte et autres, au moins dix minutes ». DIX MINUTES ! ... Voilà de quoi occuper sa journée ! Bon, les sachants, comme il dit, recommande vingt secondes minimum en faisant bien mousser le savon car il est dangereux mais fragile, ce salopard de virus !
- C'est maraîcher ! Ah, parlons des marais. La préfecture du Cher a donc interdit les marais aux promeneurs et autre joggers, mais autorisé l'accès des parcelles aux maraîchers***. Dans un premier temps aux seuls professionnels, dans un second temps elle y a ajouté les propriétaires, avant d'autoriser aussi les locataires... OK, mais on fait comment, heu ? On coche la case 5 et on respecte la durée d'une heure avec tolérance ? L'autorisation préfectorale implique-t-elle qu'on peut aller dans son jardin sans limitation de temps ni de distance ? Certains le pensent... Enfin, on m'a récemment posé cette question : « Est-ce que je peux me rendre sur ma parcelle en compagnie de la personne qui partage mon quotidien, mes repas et mon lit ? » Pour l'heure la réponse est non, il faut, dit la préfecture, être SEUL sur sa parcelle, ce qui est un peu étrange vu qu'on peut, voir plus haut, se promener « avec les seules personnes regroupées dans un même domicile », par exemple sa compagne ou son compagnon !
- C'est arraché ! Qui a arraché l'affiche collée contre un panneau à l'entrée de la Trouée verte, au niveau des ponts du Goulu et de la Rampenne ? Un intelligent, voilà ... L'affiche indiquait que, conformément à l'arrêté préfectoral**** qui interdit l'accès au parcs publics, aux rives des rivières, etc. la Trouée n'est plus autorisée aux promeneurs, aux sportifs et que l'aire de jeu pour les enfants est fermée. Les mêmes affiches sont toujours en place au bout de la Trouée verte mais très peu visibles et donc très peu lisibles... Mais, globalement, l'interdiction est très bien respectée...
C'est tout pour aujourd'hui, manque de motivation...
Restez chez vous autant que possible. Prenez soin de vous et des autres.
Rendez-vous en mai !
* Dans ce cas, le second tour ne concernerait que les communes dont le maire n'a pas été élu au premier tour, donc Bourges. Ce qui rebattrait sérieusement les cartes ...
** Je vous renvoie, si vous l'aviez raté, à ce post : Et si Pascal Blanc quittait la place !
*** Lire aussi : L'AMB demande une dérogation et Patrimoine Marais et la cohérence.
**** Ci-dessous, l'arrêté préfectoral, précisant l'affaire...
- Mise à jour. 09/04/2020. La préfecture du Cher a confirmé ce jour la règle pour accéder à son marais : « Non, vous n'y allez pas en famille. C'est une personne seule qui s'y rend pour faire du jardinage sur une parcelle potagère avec son attestation, son justificatif d'identité et son justificatif de propriété durant environ une heure. Il s'agit d'une dérogation propre au département, décidée par le préfet.» C'est clair ! Étrangement, dans la dernière lettre d'information de la JAF ( Jardinerie Animalerie Fleuriste) on peut lire ceci : « La récolte de fruits et légumes dans un jardin peut s’inscrire dans l’acquisition à titre gratuit de produits de première nécessité. Si son jardin n’est pas attenant à son domicile, il est possible de s’y rendre en cochant, sur l’attestation de déplacement dérogatoire, la case “déplacements pour effectuer des achats de première nécessité”.» Va comprendre, Charles !

